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Manino, Old New Zcaland, Londres, 18S4, p

l'archipel noé-zélandais.

çais, comme le fameux baron de Thierry, qui s'intitulait « roi de la Nouvelle-Zélande », et le capitaine Langlois, représentant de la Compagnie Nanto-bordelaise, installé à Akaroa, dans la presqu'île de Banks (fig. 47, p. 209).

En dehors des missionnaires anglais, dont le premier, Samuel Marsden, se fixa en 1814 à la baie des Iles, il ne vint pas de véritables colons avant 1825, et surtout 1837 et 1839, dates de la constitution de deux puissantes sociétés, la New Zealand Colonization Association et surtout la New Zealand Company, fondée par Edward Gibbon Wakefield, le célèbre théoricien de la colonisation assistée. Dès 1833, la Nouvelle-Galles du Sud avait un résident à la baie des Iles. L'entrée en scène de la France, l'activité des missionnaires français, arrivés en 1838 sous la direction de Mgr Pompallier, et les véhémentes réclamations des Australiens décidèrent l'Angleterre à l'annexion : le capitaine Hobson, gagnant de vitesse le capitaine du navire français Y Aube, de la Compagnie Nanto-bordelaise, chargé d'une mission semblable, la proclama le 6 février 1840. En mai 1841, la Nouvelle- Zélande fut constituée en colonie autonome, distincte de la Nouvelle-Galles du Sud, et la capitale fut transportée de Rangiroka, sur la baie des Iles, à Auckland.

Jusque-là, tout avait souri aux Anglais; mais vint alors la révolte des indigènes. Le traité de Waitangi avait cédé à l'Angleterre la souveraineté politique, mais les Maoris s'étaient réservé la propriété des terres. Aussi, dans leur logique de sauvages, voulurent-ils reprendre par la force aux Européens ce qu'ils leur avaient vendu. De là, deux guerres féroces, l'une de 1844 à 1846, l'autre de 1860 à 1870, toutes deux terminées par la politique habile et bienveillante de Sir George Grey. Depuis 1870, la paix n'a pas été troublée.

Malgré la guerre, la Nouvelle-Zélande se peuplait : d'abord l'île du Nord, autour d'Auckland et de Wellington, fondée en 1839 par la New Zealand Company, puis l'île du Sud, qui offrait l'avantage d'être presque vide d'indigènes et qui rappelait aux nouveaux arrivés la verte et humide Angleterre. En 1848, de graves Écossais presbytériens débarquaient au chant des cantiques près de la presqu'île d'Otago et fondaient Dunedin, la « Nouvelle-Edimbourg ». Deux ans plus tard, c'était le tour des Anglicans, qui, dans la plaine de Canterbury, bâtissaient Christchurch. Le pays se peuplait ainsi de tous les côtés à la fois, et cette décentralisation, qui contraste si fortement avec ce qui s'est passé dans les États australiens, se traduit encore aujourd'hui par l'absence d'une ville prépondérante. La Nouvelle-Zélande n'a pas de centre, ou plutôt elle en a quatre.

Les colons « selon l'évangile de Wakefield1 » étaient des gens sérieux et habitués, en bons Anglais, à gérer eux-mêmes leurs propres affaires. Ils réclamèrent un gouvernement libre, qu'ils obtinrent en 1853. Malheureusement, en raison de la situation excentrique de la capitale, le pays fut divisé en neuf provinces presque indépendantes et pourvues chacune d'une assemblée locale : c'était paralyser d'avance toute initiative et toute action générales. Mais, en 1865, le siège du gouvernement fut transféré d'Auckland à Wellington, et, en 1876, il n'y eut plus pour la colonie qu'un seul Parlement. La Nouvelle-Zélande sentit dès lors, avec sa force, grandir ses ambitions, son activité déborda hors des limites (pie lui assignait la géographie, et elle se lança dans l'impérialisme ; elle y gagna quelques îles océaniennes. Enfin, pour ne pas rester en arrière de l'Australie, sa rivale, elle s'est fait concéder par l'Angleterre, le 26 septembre 1907, le droit de ne plus être une simple colonie e1 de s'appeler désormais < Dominion ». 1. Andrk Siegfried, La démocratie en Nouvelle-Zélande, Paris, 1904, p. 24.

l'australasie.

Sous l'autorité purement nominale d'un gouverneur général nommé par la Couronne, le pouvoir effectif appartient à des ministres responsables et à deux assemblées, le Conseil législatif et la Chambre des représentants. Les femmes sont électrices et éligibles.

Le territoire- est divisé en 9 districts provinciaux : Auckland, Taranaki, Hawke's Bay, Wellington, dans l'île du Nord, et, dans l'île du Sud, Nelson, Marlborough, Westland, Canterbury et Otago, celui-ci subdivisé en deux « portions Otago proprement dit et Southland.

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