‹ OceanieChapitre 89 sur 172 · C.£st · texte numérisé non relu

C.£st

I72°E Gr-

Fie. 45. — Esquisse géologique de la Nouvelle-Zélande, d'après P. G. Morgan. — Dans le carton, les produits minéraux de la Nouvelle-Zélande. 1, Terrains primitif et primaire ; 2, Permien ou Permo-Carbonifère ; ."i, Trias-Jura ; 4, Crélacé ; 5, Tertiaire ; 6, Quaternaire et terrains récents ; 7, Roches ignées. — Échelle, 1 : 7 500 000 (échelle du carton, 1 : 20 000 000).

198 l'australasie.

relief actuel. Les côtes, d'ailleurs, ne suivent pas en général exactement la direction des chaînons montagneux ; elles sont souvent en échelons, par suite de failles, dont certaines paraissent très récentes. Les mouvements verticaux ont été fréquents. La Nouvelle-Zélande est rayée de failles orientées au Nord-Est ; les principales sont celle des monts Kaikoura, celle de Wellington et celle de Whakatane, qui limite à l'Est le bassin du lac Taupo ; c'est surtout le long de ces failles que se produisent les tremblements de terre. De longues crevasses, avec des dénivellations de plusieurs mètres, sembleraient indiquer que les mouvements de dislocation continuent.

Le relief, tel qu'il apparaît aujourd'hui en dehors des presqu'îles volcaniques d'Otago et de Banks et des chaînons isolés de la péninsule d'Auckland, est marqué par deux bandes grossièrement parallèles, dirigées, avec beaucoup d'exceptions de détail d'ailleurs, du Sud-Ouest au Nord-Est : la première comprend les monts Kaikoura dans l'île du Sud et, sur la côte orientale de l'île du Nord, les monts Tararua, Ruahine et Kaimanawa, qu'on peut réunir sous le nom de chaîne Ruahine ; les Alpes néo-zélandaises constituent la seconde et, peut-être effondrées au Nord du détroit de Cook, sont remplacées par la zone volcanique du lac Taupo.

Le volcanisme caractérise l'île septentrionale, « l'île fumante ». Près d'Auckland se dressent une soixantaine de cônes de laves et de scories : le Taranaki ou mont Egmont occupe une surface supérieure à celle de l'Etna ; sur l'axe de l'île, le Ruapehu, le Tongariro (Ngauruhoe) et le Tarawera, ces deux derniers actif s, d'autres encore, s'alignent à la fde jusqu'à la soufrière du Wakari (YVhakari). situé au milieu de la baie de l'Abondance (Bay of Plenty), dans White Island (pl. XXXV, A). Leurs laves acides, très peu fluides, ont provoqué maintes explosions, dont la plus terrible a été celle du Tarawera en 1886. Toute la région du Taupo est parsemée de cratères éteints, de pitons de laves, de lacs bouillants, de volcans de boue, et de geysers.

Sur l'île méridionale, c'est l'action glaciaire qui s'est exercée. Dans les Alpes, dont les débris ont formé l'étroit couloir littoral du Westland et la large plaine de Canterbury, les terrasses taillées dans d'anciennes moraines, les cirques aux parois verticales, les vallées au profd en U, les vallons suspendus d'où les eaux se précipitent en cascades semblent dater d'hier. De grands glaciers subsistent, remplissant des vallées entières, comme dans les Alpes : tel celui de Tasman, qui s'allonge au pied du mont Cook, cime maîtresse de l'archipel, dont la tête neigeuse culmine à 3 764 mètres. L'humidité du climat leur permet de descendre très bas : à 300 mètres on voit encore les dernières coulées du glacier François-Joseph serpenter au pied des hautes fougères tropicales.

Des mouvements tectoniques verticaux ont contribué aussi à modifier l'aspect des montagnes. Il en est résulté des lacs allongés, ramifiés dans les vallées voisines et toujours très profonds : lacs Wakatipu, avec 377 mètres de profondeur, et Manapouri, avec 445, ce qui met leur fond respectivement à 63 et 263 mètres au-dessous du niveau de la mer (fig. 47). Sur la côte, les vallées affaissées sont devenues des fjords (soiinds), beaucoup moins ramifiés d'ailleurs que ceux de Norvège. On en compte quatorze sur 125 kilomètres, entre 44°30' et 46°20' latitude Sud. Fjords et lacs, qui ont la même origine, à la fois tectonique et glaciaire, dessinent un véritable quadrillage : c'est ce que Hobbs appelle la « topographie en échiquier La glace a raboté les parois des sounds, devenues parfois verticales et même sur-

Phot. Muir <•! M lie, Dunedin.

A. — LE VOLCAN NGAURUHOE.

Massif du Icngarlro. I i un s <lr nci.,:

Végétation clairsemée de manuk plantes aux feuilles dure

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Phot. IV

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Le personnage que l'on distingue sur le côté gauche du tronc, adossé à l'arbre, en fait apprécier la grosseur.

Phot. Muir i'l M lie, Dunedin.

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