‹ OceanographieChapitre 36 sur 63 · RAS DE MARÉE · texte numérisé non relu

RAS DE MARÉE

Vitesse par seconde, (Mètres.) STORES PR TSR RER PARA RU RES 540 Allemagne du Nord (1843) vers l’ouest.........., 390 — — NOTA ER CINE Er Us 885 Proveces rhénanes (AS46) MS ul en 470 Aémasnercentrale (872) ne Lou ci 742 GATE AGEN ENERNE een 185 DÉROU SOS En ne de em als nee e Lou oh à 131,50

L’onde ne se propage donc pas circulairement autour de l'épicentre.

L’ondulation à travers l'air s’observe sur les courbes des baromètres enregistreurs et elle produit des sons ou bruits très variables que l’on a comparés au bruit d’une voiture roulant sur des pavés, au grondement du tonnerre lointain et à d’autres encore. Celle du Krakatau a cheminé de lest à l’ouest avec une vitesse de 700 milles à l'heure et elle a fait 3 > fois le tour de la terre avant de cesser d’être perceptible. Le bruit en a été entendu sur toute la surface d’une gigantesque ellipse ayant son centre au volcan et limitée par Ceylan, le sud de l'Australie, l’ouest de la Nouvelle-Guinée et le nord des Philippines. Les instruments magnétiques accusent également l’impulsion éprouvée; les tracés de la déclinaison, de l'intensité horizontale et de l'intensité verticale, à Batavia, pendant cette même éruption, sont tout à fait caractéristiques !.

Ondulations à travers la mer. — Ras de marée. — Les frères Weber ont étudié synthétiquement le mode de propagation des ondulations séismiques à travers l’eau *. Ils plongeaient dans l’auge l’extrémité d'un tube et aspiraient brusquement une colonne d’eau qu’ils ne laissaient point retomber ; il se manifestait alors une onde progressive se propageant un creux en avant, de telle sorte que les molécules d’eau commençaient leur oscillation par un abaissement. Si, après avoir aspiré une colonne d’eau et avoir attendu que toute agitation eût disparu dans l’auge, ils la laissaient retomber brusquement, ils donnaient encore naissance à une onde progressive qui,

4 R. D. M. Verbeck. Krakatau, publié par ordre de S. E. le Gouverneur général des Indes néerlandaises, Balavia, 1886, atlas, fig. 8. ? Weber. Wellenlehre, $ 82.

64 ONDULATIONS SÉISMIQUES.

inversement à la précédente, progressait une crête en avant, de sorte que les molécules commençaient leur mouvement par une élévation. Or l’observation directe prouve que l’ondulation séismique esi progressive et chemine un creux en avant: elle résulte donc d’une élévation brusque du fond comme en produisent les éruptions volcaniques et cette origine est confirmée par d’autres phénomènes connexes parmi lesquels on peut citer les émanations gazeuses dont il sera parlé plus loin. Une pierre tombant sur une nappe d’eau donne au contraire lieu à une onde du second genre se propageant une crête en avant.

Les frères Weber ont encore conclu de leurs expériences qu’une seule et unique secousse occasionnait au sein d’un liquide non pas une unique ondulation ou vague, mais une série de vagues, conséquence des mouvements alternatifs d’abaissement et d’élévation du point directement ébranlé. Chaque vague, en progressant de sa longueur, donnerait naissance, en arrière, à une vague presque aussi longue qu'elle même, puis s’aplanirait, cesserait d’être sensible et son œuvre se bornerait à renforcer celle qui la suit. La plus forte vague reçue sur une côte serait donc celle qui a quitté la dernière le centre d’ébranlement et cette remarque devrait être prise en considération dans l'évaluation de la durée et par conséquent de la vitesse de propagation d’une ondulation séismique à travers un océan ainsi que dans le calcul relatif à la profondeur de ce océan.

L'arrivée sur une côte d’une onde séismique plus ou moins réfléchie par la disposition des rivages environnants, produit un ras de marée, l’un des phénomènes les plus effrayants qu'il soit donné à l’homme de contempler. Conformément à la première loi des frères Weber, la mer s'éloigne d’abord et laisse à sec de vastes espaces de son lit. Après un intervalle de temps, quelquefois de 5 minutes seulement mais quifut de 30 à 45 minutes à Iquique en 1877; de 3 heures à Pisco, au Pérou, en 1690 et de 24 heures à Santa, au Pérou, en 1678, elle revient sous la forme d’une ou plusieurs vagues énormes. À Lisbonne il yen eut quatre successives, hautes de 5 m selon certains témoins, de 12 m selon d’autres et qui, parvenues ensuite à Cadix, avaient 20 m de hauteur, à Madère 5 met 6 à 7 aux Antilles. Au Callao, en 1586, la vague avait 27 m.

Cette masse liquide renverse tout sur son passage; rien n’esl

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