TEMPÉRATURE DE L'AIR
la couche d’air immédiatement sus-jacente il ne peut exister de dif-
férences de température considérables et si elles venaient à se produire, elles ne sauraient persister. L’équilibre de la température est
bien plus stable au-dessus des mers qu’au-dessus des continents.
D'une façon générale, les continents sont plus froids que la mer en hiver et plus chauds en été; il en résulte que pendant l'été, Pair dilaté au-dessus des continents, surtout dans le voisinage des tropiques, s'élève et il se produit ainsi trois centres de dépression barométrique continentaux, au Mexique, dans le Sahara et dans le désert de Gobi en Asie, vers lesquels se dirigent les vents. Le phénomène inverse a lieu en hiver et les vents convergent alors des continents froids vers les centres océaniques de dépression situés dans le Pacifique et au voisinage des Acores.
La température de surface de la mer se mesure très exactement et très aisément tandis qu’à bord d’un navire, lorsqu'on veut déterminer la température de l'air, il est difficile de trouver une place où le thermomètre ne soit pas influencé par un rayonnement.
La relation entre la température de l’air et celle de la surface de l'Océan dépend de la latitude et de la saison. Horner et Langsdorft, à bord de la Neva (1802-1804), ont fait d'heure en neure des observations de température de l’air dans le Pacifique; ils ont reconnu que le maximum thermométrique a lieu à 4 heure de l’après-midi, le minimum à à heures du matin avec une amplitude de variation égale à 00,9.
Ed. Lenz sur l’Achta et von Schrenck sur l Aurora (1853-1854), dans les régions tropicales de l'Atlantique et du Pacifique, ont trouvé le maximum diurne un quart d'heure ou une demi-heure avant midi, le minimum vers 4 heures du matin, avec une amplitude de 10 à 10,5 ; entre 28° et 520 latitude nord, le maximum avait lieu à 4 heure de l'après-midi, le minimum à 5 heures du matin avec une amplitude de 1°,8.
Toynbee, pour l’Atlantique, entre 0° et 10° latitude nord, 20° et 30° longitude W (Greenwich, carré 3) fixe pendant tous les mois de l’année le maximum à 1 heure de laprès-midi et le minimum à 4 heures du matin avec une amplitude de 20.
Sur les continents, le maximum thermométrique a lieu entre
1 Georg von Boguslawski, Handbuch der Ozeanographie, t. 1, p. 222.
2 et 3 heures de l'après-midi, c’est-à-dire après l'heure du maximum sur l'Océan et le minimum presque aussitôt après le lever du soleil, c’est-à-dire plus tard encore que sur mer où il précède toujours le lever du soleil. L’amplitude des variations, qui n’atteint jamais 920 sur les océans, varie entre 5° et 17° sur les continents où la moyenne annuelle de température de l’air est toujours plus basse que sur lamer.
Les courbes isothermes à la surface terrestre, en hiver, s'élèvent plus vers les pôles et en été se rapprochent davantage de l’équateur au-dessus des continents qu'au-dessus des océans.
L’eau de surface est en général plus chaude de 1° environ que la couche d’air qui la recouvre immédiatement. On n’a guère de données précises à ce sujet que pour l'Atlantique dans sa partie équatoriale entre 20° nord et 10° sud et aux environs du cap de Bonne- Espérance par les travaux du Meteorological Office de Londres, dans sa partie nord entre la Manche et les Açores, par ceux du Deutsche Seewarte de Hambourg ; enfin, pour la partie sud, par ceux de l’Institut météorologique des Pays-Bas à Utrecht. Les observations relatives à l’océan Indien et aux mers polaires, quoique nombreuses, ne sont pas suffisamment dignes de foi. On peut dire qu'entre les latitudes de 50° nord et 50° sud, dans les océans ouverts, l’eau est plus chande que l'air, mais l'inverse a lieu dans certaines circonstances, au-dessus des courants froids, par exemple, ou bien dans le voisinage d’icebergs. Les saisons exercent aussi une influence; car, d'après Toynbee, qui a recueilli et discuté 25000 observations se rapportant à l'Atlantique nord, dans cette portion d’océan, l’air est plus froid que la mer en automne, plus chaud en été et de température égale au printemps.
Distribution de la température dans une nappe d’eau douce. — Le régime thermique des nappes d’eau douce est tout entier la conséquence de ce fait que l’eau qui se congèle à zéro présente vers 40 son maximum de densité, c’est-à-dire devient alors plus pesante qu'aux températures plus hautes ou plus basses. Comme une masse liquide se stratifie toujours par ordre de densités croissantes de haut en bas, les lacs pourront présenter deux sortes de stratifications, l’une directe quand la température tendant. vers 4° diminuera avec la profondeur, l’autre inverse lorsque la température comprise entre 49 et le point de congélation, augmentera avec la profondeur.
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