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ACCUMULATEUR

Le Vôüringen avait deux accumulateurs, l’un pour les sondages, à 15 rubans de caoutchouc, et l’autre, pour les dragues, à 30 rubans.

Dans le cas de poids perdus, l’accumulateur indique, par la diminution de sa tension, le moment où le fond a été rencontré et, lorsqu'on remonte la ligne, il montre, par l'augmentation brusque de Pécartement de ses plateaux, que pour un motif quelconque, le poids ne s’est pas détaché. Il suffit alors de remonter un peu, de laisser brusquement redescendre et il est rare que cette seconde tentative ne réussisse pas à dégager Le poids.

L’accumulateur est suspendu à une corde fixe passant Fis. 6. dans une poulie attachée à une vergue; à sa partie inférieure est une autre poulie sur laquelle se déroule la ligne de sonde qui porte généralement un ou deux thermomètres de profondeur, puis une bouteille à eau et enfin le plomb de sonde lui-même.

Sigsbee : donne la description d’un accumulateur employé à bord du Blake pour soutenir le câble dans les dragages; on pourrait, néanmoins, s’en servir pour des sondages en le rendant un peu plus délicat.

L'appareil (fig. 6) se compose d’une série de 39 disques de caoutchouc enfilés sur une tige d’acier, séparés les uns des autres par des plaques de laiton rondes et percées d’un trou central. La colonne est comprise entre deux plateaux glissant entre deux tiges d’acier servant de guides et dont chacun porte un anneau. L’accumulateur étant maintenu par l’anneau supérieur, si on exerce une traction sur l’anneau inférieur, les disques se compriment d’une quantité proportionnelle à l'effort et indiquée par un index ; ils reprennent leur position initiale lorsque la traction cesse. L'extension maximum est d’environ 2 mètres.

Afin d’éviter l’emploi du caoutchouc facilement altérable à la mer, le prince de Monaco ? a imaginé un dynamomètre (fig. 7) à ressorts

! Charles-D. Sigsbee, Deep sea sounding and dredging, U. S. Coast and Geod, Survey, Washington, 4880, p. 159.

2 S. A. S. le prince Albert de Monaco, Le dynamomètre à ressorts dans de

« l’Hirondelle ». Comptes rendus des séances de la Commission centrale de la Société de géographie de Paris, 1889, p. 98.

emboîlés composé de deux anneaux CC' en acier forgé qui servent, l’un pour relier l'instrument à son point d'appui et l’autre pour trans-

Le

mettre à deux puissants ressorts en spirale de même pas et d’inclinaison contraire, emboîtés l’un dans l’autre, la tension du câble. Cette disposition, en même temps qu'elle est une sauvegarde pour la solidité, s'oppose à toute flexion latérale au moment de la compression. La force de ces ressorts en acier est telle que, sous l’action de charges variant jusqu'à 3 000 kilog, ils se compriment d’une quantité déterminée proportionnelle à l'effort de traction exercé sur le câble. |

L’anneau C transmet la traction, par deux tirants T en acier, à la plaque A, qui se rapproche de la plaque A’ en coulissant sur les tirants T' et, dans son mouvement, elle entraîne l'aiguille M, qui indique sur une règle graduée expérimentalement l'effort exercé. Il est facile, au moyen d’un fil de longueur convenable, de mettre le plateau À en communication avec un timbre dont la sonnerie prévient immédiatement d’une tension

exagérée. Cette disposition avait été adoptée à bord de l’Æirondelle.

Fig.…8:

Sondeur Brooke. — En 1854, l’aspirant J.-M. Brooke, de la marine des États-Unis, inventa le sondeur D qui porte son nom. Un boulet A est percé dans toute sa longueur et livre passage à une tige de fer B, dont la partie inférieure, renflée et creuse, est remplie de tuyaux de plumes d’oie taillés en biseau et maintenus serrés les uns contre les autres par leur élasticité; une ouverture V, fermée par une soupape en cuir mince s’ouvrant en dehors, laisse passer l’eau pendant la descente mais l’arrête dès que lon remonte l'appareil, de sorte que les tuyaux

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