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SONDEUR DU BULL DOG

de plumes reviennent chargés de l'échantillon du sol sous-marin. La portion supérieure de la tige est courbée et porte une pièce en fer C, munie d’un crochet Y qui tourne librement autour de la goupille D. L’anneau H sert à attacher la ligne. Le crochet Y supporte une élingue E qui, reliée à un disque en cuir F, maintient le boulet. Aussitôt que le système touche le fond, la ligne mollit, le crochet s'incline, l’élingue se décapèle, le boulet tombe et est perdu. On n’a plus à remonter que la tige B avec l'échantillon qu’elle contient.

Le sondeur Brooke présente deux inconvénients : l’échantillon ramené est très peu volumineux et la sensibilité est si grande que, pour des causes accidentelles, le boulet se détache fréquemment avant d'arriver au fond. C’est pour y remédier que l’on a imaginé de nombreux appareils basés sur le même système du dégagement du poids.

Fig. 9,

Sondeur du « Bull Dog » et de Fitzgerald :.

— Ces deux appareils ont été employés dans la marine anglaise et, comme ils sont souvent cités, malgré leur mérite relatif, il ne semble pas imutile d’en donner la description.

Déjà, en 1818, sir John Ross, commandant l’Zsabella dans la mer de Baffin, construisit une paire de solides pinces maintenues ouvertes pendant la descenté et disposées de manière que, en touchant le sol, un poids de fer vint, en glissant, les fermer et les forcer à retenir une quantité suffisante des matériaux du fond, sable, boue ou cailloux. Le plomb pesait 25 kilog, la ligne de chanvre avait une circonférence de 6,3 cm; elle ramena 3 kilog de boue liquide d’une profondeurde 1920 mètres.

Le sondeur du Bull-Dog a été construit, en 1860, à bord du vaisseau de ce nom. Deux écopes en ciseaux (fig. 9) retenues par la corde C à la ligne de sonde, sont maintenues ouvertes à la descente malgré la force antagoniste d’un

1 Wyville Thomson. Les abîmes de la mer. Trad. Lortet, p. 179, 481.

Bu, Mod: :

anneau en caoutchouc F et un poids B en fonte ou en plomb qui repose sur elles et est percé, suivant sa longueur, d’un trou que traverse la corde D. Tant que la sonde descend, cette corde reste tendue par Le crochet à déclic E ; dès que la sonde touche le fond, les écopes se remplissent, le déclic E laisse échapper D, le poids B tombe et est perdu, l'anneau de caoutchouc resserre les mâchoires des écopes qui reviennent à la surface suspendues à la corde. C. Wyville Thomson trouve l’appareil trop compliqué et craint que souvent il ne rapporte rien, soit à cause d’une chute dans une fausse direction, soit par suite de l'introduction de petits cailloux entre les mâchoires.

Dans le sondeur de Fitzgerald, une barre de fer F (fig. 10) est attachée à la ligne de sonde; à l’une de ses extrémités, elle supporte une chaîne, puis une plaque-couvercle fixe B, en fer, susceptible de s'appliquer contre une écope A, dont le bord est tranchant et qui se termine par une tige de fer D supportant, par des crochets EE, un poids P. Cette tige est percée d’un trou où s’enfile une extrémité de F et elle est terminée par une portion aplatie en gouvernail. En arrivant au fond, F chavire, D culbute d’aplomb grâce au gouvernail G, lPécope se remplit de sable ou de vase, le poids P se décroche et est perdu. Dès qu’on remonte, l'écope pleine s’applique contre son couvercle B qui la maintient fermée.

L'appareil a été employé, à bord du Lightning, en 1868 ; Wyville Thomson le recommande et affirme ne lui avoir jamais vu manquer son but, même dans les circonstances les moins favorables.

Sondeur Baïley. — Ce sondeur (fig. 11), suspendu à une ligne de chanvre, a été employé presque exclusivement par le Challenger et la Gazelle.

Le tube en fer «, d’un diamètre de 0,65 cm et d’environ 1,2 m de longueur, se visse à un cône creux de laiton d. Dans le cône pénètre, à frottement très doux, une pièce quadrangulaire en fer munie de deux encoches et terminée par un anneau auquel s’attache la ligne.

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