SONDEUR BAILLIE
Le tube, divisé en deux parties, a et f, est percé de trous et porte une double soupape à son extrémité inférieure. Les poids en fonte b, percés au centre, pesant chacun environ 38 kilog, s’emboîtent les uns dans les autres à l’aide de pièces en saillie et en creux et ont, à l’extérieur, un double canal par lequel passe l’élingue en fil de fer
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qui les soutient par l'intermédiaire de Panneau g et qui vient s’accrocher aux encoches au moyen des pièces 4. On dispose le système en lPappuyant sur un tabouret de bois. Dès que le sondeur touche le fond, la pièce quadrangulaire s’enfonce dans l’intérieur du cylindre, l’élingue est soulevée par les bords du cône, elle tombe et, avec elle, le poids; le cylindre se remplit. En remontant, la soupape se ferme et, pour retirer l'échantillon, il suffit de dévisser l'extrémité f.
Un appareil! inventé par M. Gibbs, à bord du vaisseau anglais Hydra, et appelé pour cette raison « hydre », présente d’assez grandes ressemblances avec le sondeur de Bailey. Il a été employé, en 1869 et 1870, par le Porcupine. Wyville Thomson lui reproche sa construction compliquée et le faible volume de l'échantillon rapporté.
Sondeur Bouquet de la Grye. — M. Bouquet de la Grye? à imaginé un appareil de sondage très facile à confectionner à bord d’un navire et pouvant, en conséquence, rendre de précieux services.
Le poids consiste en un chapelet de gueuses de fonte attachées les unes aux autres par des fils de fer ou des estropes passés dans les deux trous que porte chacune d’elles à ses extrémités. La forme en parallélipipède a l'avantage de glisser dans l’eau sans grand frottement. Le chapelet est supporté par un crochet en fer muni d’une lame métallique faisant ressort, fixé dans le haut, au voisinage du point d'attache de la ligne et retombant, extérieurement, à l’extrémité courbée du crochet. En touchant le fond, le ressort est vaincu par le poids des gueuses et celles-ci s’échappent. On ajoute une petite pièce cylindrique en tôle; au moment où le sondeur heurte le fond, un bout de fil qui joint ce tube à la dernière gueuse, se rompt, le tube rempli de vase obéit à la plus légère traction de la ligne à laquelle il est resté relié et il remonte en emportant un échantillon du sol sous-marin.
Un pareil ensemble ne pourra avoir que des poids progressant de 25 en 25 kilog, puisque ce sont ceux des plus petites gueuses. La ligne sera donc chargée de masses que l’on pourra faire varier de 100 à 200 kilog dans les sondes courantes et de 200 à 300 kilog
lorsqu'il y aura nécessité d'atteindre rapidement le fond. Ces valeurs
dépendront non seulement de l'état de la mer et du vent, mais encore du service plus ou moins long déjà accompli par la ligne. Les expériences de M. Bouquet de la Grye montrent qu'une ligne de sonde d’une circonférence comprise entre 18 et 21 mm, ayant la forme aussière qui est préférable à la forme grelin, satisfait mieux que toute autre aux diverses conditions exigées. Cette grosseur dif-
1 Wyville Thomson, Les abimes de la mer, Trad. Lortet, p. 483. * Bouquet de la Grye, Détermination du diamètre de la meilleure ligne de sonde Dar grands fonds; Annales hydrographiques, XXXII, 414, 1869.