IS LE
en forme de fente. On les divise en deux sous-familles. La première ne comprend que des formes à une seule chambre comme Orbulina universa qui, vivante (fig. 35), est munie de longs spicules tandis que morte (fig. 36) elle offre l’aspect d’une sorte de sphère ou de lentille criblée de pores, les uns gros, les autres très fins. ù
Ce foraminifère se rencontre souvent mêlé aux globigérines dans certaines vases de grands fonds. Sa coquille a un diamètre ordinaire de 3mm, mais on en trouve de toutes les dimensions moindres. Les
trous qui marquent la surface de la coquille sont disposés irrégulièrement ; les crêtes qui se montrent entre ces orifices sont beaucoup moins régulières chez les Orbulina que chez les Globigerina; les épines sont creuses et flexibles ; elles rayonnent naturellement du centre de la sphère, mais paraissent généralement enchevêtrées et formant des faisceaux. Elles sont si fragiles que le poids de la coquille qui roule aux mouvements du navire à bord duquel on lPexamine suffit pour les briser toutes, de sorte qu’au bout de quelques minutes, il ne reste plus que les papilles formant de petites aspérités sur la surface de la sphère. Dans quelques échantillons, la
Fig. 37.
surface se montre sans papilles, sans épines, sans structure apparente, et l’on ne voit que les ouvertures par lesquelles passe et s’étire la matière sarcodique intérieure.