‹ Océanographie (statique)Chapitre 78 sur 206 · MÉDITERRANÉE · texte numérisé non relu

MÉDITERRANÉE

diverses souvent recouverts d’un enduit d’oxyde de manganèse, surtout lorsqu'ils proviennent de grandes profondeurs et dans les fonds riches en produits volcaniques; ils sont particulièrement nombreux dans le détroit de Gibraltar.

Les radiolaires et les diatomées, fréquents dans l’Adriatique, sont rares dans la Méditerranée, mais les foraminifères y sont abondants, surtout les globigérines et les orbulines. Dans certains endroits, au sud-est de la Sardaigne, par exemple, par des fonds variant de 400 à 800 mètres, ces foraminifères, pour une cause inconnue, ne font plus d’effervescence aux acides. On rencontre aussi des nodules siliceux contenant des spicules d’éponges, des radiolaires, des foraminifères et dont la formation semble due à une action moléculaire, c’est-à-dire à une concentration autour d’un corps étranger de la silice d’origine organique disséminée au sein de la boue impalpable qui, dans un état intermédiaire entre l'état solide et l’état liquide recouvrirait, d’après M. Issel, le fond de la Méditerranée. Cette hypothèse d’une sorte de gelée ou de dilution de vase très étendue, énoncée par plusieurs auteurs, est assez douteuse surtout dans l’eau salée qui jouit précisément de la propriété de hâter la chute des argiles en suspension et de favoriser leur groupement sous forme de couche nettement délimitée.

Appareils destinés à recueillir des échantillons d’eau.

Bouteille de ia Commission de Kiel. — Pour recueillir des

échantillons d’eau à de très faibles profondeurs, la Commission de

Kiel conseille l'emploi de lappareil suivant dont la simplicité est extrême.

Une bouteille ordinaire en verre (fig. 52) est attachée à la ligne de sonde immédiatement au-dessus du plomb ; elle est descendue fermée par un bouchon peu enfoncé et quand elle est parvenue à la profondeur convenable, il suffit d’une secousse brusque pour la déboucher. Elle se remplit et on la remonte rapidement.

Bouteille de Meyer. — L'appareil de Meyer (fig. 53) s'emploie pour des profondeurs plus considérables. Il se compose d’un cylindre de laiton B ouvert à ses deux extrémités que viennent fermer deux obturateurs tronconiques aa en laiton, maintenus par quatre tiges rigides verticales. Un disque en fer C protège la bou-

Fig. 52,

teille contre le choc quand elle arrive au fond et l'empêche de s’ou-

vrir au milieu de la vase.

CARS AL AR ChÉP ES à k à Fo +

Si l’on veut recueillir de l’eau du fond, le cylindre est retenu en F par un système analogue à celui du sondeur Brooke qui se déclanche dès que le contact du sol soulève les obturateurs. On remonte la bouteille dans l’état indiqué sur le dessin. Si on désire fermer la bouteille au milieu d’une couche d’eau située à une profondeur déterminée, on installe le dispositif indiqué à droite. Un poids ou messager K qu’on laisse glisser le long de la ligne vient frapper la tête E, oblige à s’écarter les deux tiges métalliques élastiques G portant les appendices LL et ces derniers, à leur tour, chassent les crochets hors des deux chevilles hh. Le cylindre qui n’est plus soutenu tombe sur les obturateurs.

Lorsque la bouteille est remontée, pour la vider, on ouvre la prise d’aw N et le liquide coule alors par le robinet M.

L'expédition de la Pommerania s’est servie de la bouteille de Meyer, mais l'obligation d'envoyer du bord un poids pour la fermer interdit de placer aucun appareil, un thermomètre par exemple, entre celle-ci et la surface. Cet inconvénient peut être, il est vrai, évité en adoptant un dispositif tel que le renversement d'un thermomètre Negretti et Zambra causé par un poids messager envoyé du bord qui détache un second messager placé au-dessous du thermomètre, lequel à son tour descend et ferme la bouteille.

Fig. 53.

Bouteille de Mill. — La bouteille de Mill employée à la Scottish marine Station de Granton, près d'Édimbourg, offre un exemple de ce mode de fermeture à une profondeur quelconque par un deuxième messager détaché d’un thermomètre attaché au dessus d'elle.

Elle se compose (fig. 54) d’un tube de laiton «ab servant d’axe à l'appareil et à travers lequel passe la ligne de sonde; ce est un disque muni d’un anneau en caoutchouc d, ee une plaque servant

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