‹ Octave Crémazie [microforme]Chapitre 3 sur 13 · IV PRÉFACE · texte numérisé non relu

IV PRÉFACE

Notre patrie ! Il faudrait être bieu prévenue contre elle où bien insensible aux beautés de la nature, pour ne pas admirer le spectacle tour à tour grandiose et char mant, sublime et coquet, luxueux et austère qu’elle déroule sous les jeux de ses enfants.

Qui se lassera jamais d'admirer et de chanter les sites pittoresques et les plages immenses, incessamment battues des flots, qui furent la patrie des Acadiens : les forêts profondes et solitaires, les rivières rapides et les lacs poissonneu du Nouveau-Brunswick : les campagnes historiques, le fieuve majestueux, les montagnes escarpées Où Verdoyantes de la province de Québec, ce ber-ceau de notre race en Amérique : les champs fertiles et ensoleillés de l'Ontario, couverts de riches moissons de blé et d'innombrables vergers, bornés par une suite de lacs si grands et si beaux qu'ils font l'admirution des enfants du sol et l'étonnement de l'étranger : les vastes prairies du Nord- Ouest, coupées à l'horizon par le rempart formidable des Montagnes Rocheuses, audelà desquelles s'étendent de nouvelles plaines dont les bornes fuient devant le voyageur ? Et pourtant nos ancôtres semblent

en avoir ignoré les beautés : C'est Crémazie

qui nous Îles à révélées et qui nous en à inspiré l'amour.

C'est lui aussi qui a tourne nos reuards vers la France, patrie de nos pères, foyer ardent de lumière, de science, de poesie,

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