‹ Octave Crémazie [microforme]Chapitre 4 sur 13 · PRÉFACE N · texte numérisé non relu

PRÉFACE N

d'amour de la liberté, que nous avions oubliée — et où nous allons depuis nous instruire et nous retremper.

C'est là que Crémazie lui-même, forcé de fuir sa patrie qu'il avait si ardemmert chantée, alla couler ses dernières années et pousser son dernier soupir.

C'est à ce double titre que nous le sacrons père de notre poésie, inspirateur de nos poètes : et qu'aujourd'hui la patrie iumortalise dans le bronze sa tigure douloureuse.

A.-B. CRUCHET.

Saint-Hippolyte, Les Bouleaux, 14 juin 1906.

D RS UE | Mis

Le public canadien ne lit pas ; c'est un tort, mais c'est un fait.

11 semble que nos aïeux, qui nous ont pourtant légué de belles et fières quaiités, ne nous aient pas préparés à cet ensemencement intellectuel qu'est la lecture ; et c'est sans doute pour cela, que les moissons d'écrivains sont si grêles et si peu abondantes ch-z nous. Le blé ne vient pas ; à peine quelques maigres épis, battus par le vent de l'indifférence, quand ils ne sont pas écrasés par le mépris et la raillerie. Nos ancêtres avaient une vie toute faite de lut. tes et d’explorations, et ils y déployaient la totalité de leur activité ; après la conquête du Canada par l'Angleterre, ils s’efforcèrent surtout de conserver à notre langue son droit de cité, et de mettre à l'abri de toute contrainte l'héritage sacré de notre religion, Nous, leurs descendants, qui n’avons plus guère à combattre, et qui ne savons pas occuper ailleurs les

(1) Né à Québec, le 16 avril 1827 ; mort en exil, au Häâvre, en janvier 1879. Ses œuvres complètes comprennent : 8es poésies, 8@ Correspondance et son journal.

forces latertes de notre esprit, nous perdons avec insouciance les fruits d'or que .n0x c#rveaux plus actifs pourraient produire. Et la fleur de neige qui brille, dans le printemps 11e notre jeunesse, se flétrit vainement à nos fronts : séchée trop tôt, par l'indifférence de nos compatriotes et le vent brûlant des nécessités, elle n’est pas remplacée par le beau fruit mûr, dont la nature console ses arbres de :a perte de leurs fleurs.

Le public canadien ne lit pas.

Si nous exceptons un ou deux grands centres, où semblent se grouper tous les efforts de natre débile littérature, tout le reste est un véritable Sahara, où passent les simouns qui engloutissent les caravanes, et l'ombre ignorante qui tue l'esprit. Seuls, disous nous, quelques rares disciples daignent — enre deux plaisirs—ouvrir un livre et feuilleter une page, où l'esprit humain a laissé son empreinte, #insi qu’une fleur pressée entre deux feuillets. Ceux là, certes, sont bien récompensés de leur effort, et y trouvent des jouissances saines et merveilleuses, telles que la vie n’en offre pas.

La plus belie et la plus pure jouissance de l'homme, n'est-ce pas sa communion intime avec le génie ?

Mais tous ces jouisseurs de l'esprit. ces libertius de l'âme, avides de goûter les plus purs nectars, les plus divines ambroisies, appro chent de leurs lèvres des coupes venues de

l'étranger ; et c'est au vin de France qu'ils demandent de superbes enivrements et d’étincelantes extases. Nous parlons une langue admirable mais nous la counais-ons mal, et d’autres la savent mi-ux que nous. C'est vers les écrivains de la France que nous accourons ; c’est à eux que nous portons l’encens fumant de notre admiration.

Ils sont le foyer et le principe de notre lan gue ; ils sont le pur modèle de sa beauté, le plus lumineux rayon de sa gloire. Mais faut-il dédaigner pour le soleil, l'humble étoile qui brille plus lointaine et plus faible! Qui connait les secrets de l’azur, et si cette ‘coile n’est pas ellemême un soleil monstre, et si ses rayons ne vont pas jaillir, un jour, de leur course dans l'infini, et nous éclabousser de lumière ?

N'avons-nous pas nos écrivains, no, penseurs et nos poètes ?

Ah! pauvres poètes canadiens, humbles cise leurs de la pensée, vous avez dans la soiitude sculpté les vases où vous enfermiez les larmes et le sarg de votre cœur ; faut il que vous en emportiez les débris dans votre tombe, la froide te nbe de votte lointain cimetière, dont les passants ont perdu la route ? Je l'ai gravie cette route inconnue, où les fleurs sauvages ont poussé à foison, témoignant de l'oubli des êtres et de l'aveugle fécon lité des choses. J'ai froissé du pied les curoiles, moins impies que jes how mes; et j'ai poussé la porte qui a crié, sous ma

main, son cri lent et morne de désespoir éploré.

J'ai suivi tes allées, râle cimetière, tes vieilles allées rongées par l'herbe, cette lèpre du temps ; j'ai vu tes tombes sans fleurs et sans fontaines, où viennent jaillir les flots consolants du souvenir. Et c’est dans tes murs, cimetière intime de la pensée, que J'ai retrouvé le +épulcre de Crémazie ; et que je m'y suis agr-nouillé pour prier et pour pleurer.

Sans doute, l’or de quelques riches, et qui sait ? les sous du pauvre, vont t'élever, Ô poète, une statue de bronze ; et, sous ton buste, le vieux soldat de ton poème va continuer, dans l'avenir, son immortelle mort aux plis du drapeau de nos pères. Mais ce monument est froid et le métal trompeur. Oh! ce kronze que tu martelas toi même, cette chair vivante que tu pétris, ce sang de ton cœur que tu versas brûlant dans le creuset d’or de tes ver, ce monument de ta vie, ton œuvre enfin, ta muse éplorée, repliant ses deux ailes, brisées par l’exil, qui donc l'a saluée ? Q:i donc s’est penché vers elle pour jui baiser les pieds! En quel cœur ton poème chante t-il encore? Quelle voix redit au vent tes pieux cantiques, pour que l'écho t’en arrive de l’autre côté des mers, poète, dont la cendre même est encore en exil ?

Oh! si les morts emportent dans leur tombe la puissance fatale de souffrir. si les cadavres ont, sous la terre, la sensation affreuse du tombeau, ainsi que tu j’as dit toi même, dans un de

tes poèmes ; tressaille donc, quand mes genoux touchent la terre, où dort le cadavre de ta pensée. Mes larmes vont descendre jusqu’à toi.

Ce n’est plus l'illusion morne du tombeau, le bai:r du ver, le ricanement du néant, c’est une

pensée vivante qui coule sur te chair tourmentée,

Larme sainte et pieuse, Fille du souvenir, Perle plus préciense Que les trésors d'Ophir.

Elle dépose sur ta tombe des larmes et des fleurs. Et si la racine de cette humble plante, que le souvenir confie à la terre, te vient fouil. ler le cœur, pour ÿ puiser la vie, ouvre-lui tes flancs, et bénis-là dans ton ombre, car j'y ai mis le plus pur parfum de mon âme.

SON AME LITTÉRAITRE

“ Au physique, nous apprend l'abbé Casgrain, rien n'était moins poétique que Crémuzic : courtaud, large des épaules, la tête forte et chauve. là face ronde et animée, un collier de barbe qui lui courait d’une oreille à l’autre, des yeux petit, enfoncés et myopes, portant lunettes sur un nez court et droit....

Mais que nous importe le physique du poète ?

Cette partie de lui-méme est morte et vouée à j'oubli, Ce qu'il s'agit de fixer à jamais, ce que l’humble critique doit rechercher, c’est cette physionomie de l'âme, que nous révèlent les œuvres du poète, et qui seule est digne de notre attention.

Pour bien connaître Crémazie, il ne suflit pas d'avoir lu sa poésie, il faut avoir médité sur sa correspondance, en avoir étudié tous les détails avec patience, avoir accompli sur ce côté moins connu de son œuvre, un travail de comparaison et de rapprochement, qui nous permette d’en détacher les traits essentiels.

Nous serions tenté de dire avec M. de Labriolle, dans un article de la Revue Latine : u La correspondance constitue la majeure partie, je dirais même la partie la plus intéressante de son œuvre, si ce compliment, adressé à un

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OCTAVE CREMAZIE ï

poète, ne ressemblait à une épigramme.,

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voulons Pas, nous non plus, décocher une épigramme au poète. Mais nous voulons dire que sa corres

si nou le redisons après lui, nous ne

pondance nous à ménagé de plus agréables sur prises, qu’elle nous a surtout offert de plus grandes ressources pour étudier et comprendre l'âme de Crémazie,

Et ce qui frappe d'abord en elle, c'est une mélancolie profonde, une sorte de noir pressentiment de l'avenir, un effroi ma: compris d’un vague inconnu, comme si, sur le berceau même du poèts, l'exil avait étenda l'ombre de sex ailes. Et cette prophétie de l'exil paraît aussi dans sa poésie ; il semble que Crémazie ait pré vu son sort, et sa muse n'a pu chanter les beau.

tés de sa patrie sans exprimer le regret qu'on

aurait à la perdre ; et cela même, c’est l'exil. Mystérieuse affinité des choses,

étrange prévision ! comme si le

malheur nous fascinait à l'avance de son œil ardent et nous jetait son effroi, avant de nous emporter avec lui, captifs de sa serre puissante.

Cette mélancolie que l'on devinait dans sa.

poésie, elle se lamente toute nne dans ses let-

tres et dans son journal ; elle se mêle à toutes

les considérations que Crémazie écrit sur les choses et les œuvres : elle éctate, ainsi que le sanglot qui entre coupe un récit. dont le narrateur est triste et désespéré,

C'est cette mélancolie qui lui fera écrire :

OCTAVE CREM AZIE

" C'est un malheur d'av celle du feu sacré ", par tion est pé

oir reçu du ciel une par ce que, chez lui, la créanible, et parce que la poé

sie lui a voué des noces douloureuses.

Et plus tard, il dira en un accent “ Mon pays n’a pas faibles travaux, et i! ne me donnera jamais un sou Pour m'empêcher de crever

de faim sur la terre de l'exil.

Combien de ces sanglots dans son œuvre !

N'est ce pas de lui cette phrase, qui est l’his. toire même de sa destinée : u Qui Pourra jamais dire de combien de déceptions, de combien de douleurs se compose une gloire ?,

Le fond de la nature de Crémazie est mélan colique ; mélancolie dans ses po l'exil, mélancolie dans tout ce que de son exil, Par ses le'tres, le dit lui-même,

teau de plomb ,.

un Vain manveau d langueur qui douce de pleurer.

Rien n’est plus sincère larmes : Crémazie est pessimiste, parce que la vie lui est cruelle, Il n'apporte à sa douleur aucun des rafinements Psychologiques de l’école, aucune des subtilités de la névrose moderne. Il est lui-même, cet homme ‘rempli de misère, dont il nous parle, qui ‘ comprend facilement les accents de la douleur et du désespoir ;

doutera de son génie, et il le «

qui fait mal à entendre :

besoin de mes

mes d'avant nous savons La mélancolie, il l'enveloppe comune ‘un man.

Et cette tristesse n'est pas ont son œuvre se pare, une ment soupire et est heureuse

ment tragique que ses

tait né de à à à

ne me

mais à qui ‘ le bonheur est une chose tellement étrangère qu'il ne sait plus que balbatier, quand il veut entonner un hyrnne d'allégresse.n

Si l'on veut trouver en l'âme de Crémazie une flamme égale à cette flamme de tristesse, il n'y en à qu'une : l'amour de la patrie. Elle lui a valu ses plus beaux vers, les seuls peut-être où

il ait été lui même, Cet amour trés sincère est d'ailleurs la source de sa mélancolie, Elle l'est d'abord, par cette crainte étrang: de se voir brusquement arracher au sol natal, qui anime ses poésies et qui est le dernier mot de l'an:our, l'amour anxieux, à qui la jouissance ne peut faire oublier le danser et l'incertitude de lave nir ; cet amour est encore et surtout source de mélancolie, dans l'exil, quand il ne trouve plus l’objet de son désir, et qu'il n’espère pas le re voir. Il faut toujours revenir à cette mème pensée, que Crémazie a souffert toute sa vie de l'exil ; qu'il l'a prévu vaguement et que cette seule prévision le faisait souffrir. Il semble qu’il n'a connu son pays que pour le mieux re- Sretter ; et nulle part pouvons-nous trouver un cri de son cœur, où l'amour du pays ne soit mêlé à une profonde et mystérieuse mélancolie.

Un écrivain, quelqu’il soit, qui puise son œuvre à ces sunr.c4 intimes, ne saurait être que romantique.

Qu'est-ce en eff:t que le romantisme? On l'a bien défini : ie triomphe de l'indivi laatiame

Il n'y a rien de plus “individuel, dans ce

“ens, que certaines poésies de Crémazie ; rien de plus personnel qne ses lettres sur le Canada et sur les émotions de son exil À ce sujet, il est bon de remarquer que s'il à craint l'exil avant de le subir, Crémazie, par un retour bi. zarre, avait aimé la France avant d'y trouver sa «econ:le patrie, en somme que ces deux sen. timents de mélancolie et d'amour de la patrie, devaient !'animer du berceau à la tombe, l’un et l’autre, tour à tour plus fort, selon que les circonstances en favorisaient l'épanchement,

Et s’il est vrai de dire que l'œuvre d'un homme c'est l'homme lui même, on peut dire de l’œuvre de Crémazie qu’elle est faite de ces deux sentiments, qui sont l'intimité même de l'âme. Elle est donc individuelle ; et nous voulons dire par là qu’elle s'inspire des sujets qu’elle trouve en elle-même et qu’elle ne s'ajoute pas au dehors, mais qu'elle transforme, en son intérieur, le dehors et j’extérieur des choses et des évène-

ments. (est l4 le romantisme en son essence : l'émancipation du moi.

Crémazie, dans va poésie criptions subjectives

Et si lon ajoute que » nous oftre des das.

, des tabl-aux d'inagination, pensés en lui et auxquels il a mêté la na ture même de son âme, nous pouvons dire de lui qu'il est lyrique, comme nous avons dit qu'il était romantique. Rowentique parce qu’il s'est inis lui-même dans son œuvre; lyrique, parce que ce qui n'y est pas lui-même, est du moins inventé et refait par lui.

a ne

OCTAVE CREMAZIE 11 Ainsi, dans le poème intitulé Sur lex Ænines de Sébastopol, a première Partie est purement lyrique :

AUX champs de la Tauride, etait une colline

D'où Lol voit, en suivant la route qui s'incline Sébastopol lt forte, assise à l'horison

Quand Crémazie dit : “d'où l'œil voit "il faut s'entendre. L'œil ne voit pas du tout; c'est l'inspiration lyrique qui suggère au poète la des cription imaginaire d'une chose réelle, la description telle que sentie,. d'une chose qui existe cersndant, en dehors de la pensée qui la transforme, Mais quand à la fin de cette même pièce, le poète quittant « les champs de la Tauride n, s'élance vers les plaines du rêve, et voit à travers l'union des races amies, grandir la sienne propre, il obéit à l'unique sentiment de son être intime ; il redevient purement romantique.

Si de ce même tableau subjectif, il eût tiré des conclusions générales et énoncé de grandes vérités, de ces vérités que tous ont en eux, et que par là même personne ne possède vraiment, il serait sorti de lui même, et par son imitation des choses extérieures et de la nature, il se xerait rapproché des classiques.

On pourrait renouveler l'exemple chez Crémazie. Celui-ci fera suffisamment comprendre Pourquoi nous le disons romantique, pourquoi nous le nommons lyrique ; et pourquoi enfin, le

nommant l’un et l’autre, nous avons cependant distingué l’un de l'autre.

Crémazie a dit lui même : » J'aime de toutes mes forces cette école romantique qui a fait éprouver À mon âme les jouissances les pius douces et les plus pures qu'elle ait jamais senties, n Nous pourrions nous contenter de cet aveu; quand il Sagit, chez un écrivain d'un amour aussi superlatif, il ne peut venir que de la similitude des inspirations.

Crémazie fat encore romantique par la fan taisie de quelques uns de ses poèmes { lromeun de de Trois Morts : la Fiancée du Marin); car la fantaisie, en outre qu’elle dépend de l’indivi dualité, (car qui dit fantaisie, dit nouveauté, ou au moins, imitation d'une nouveauté, ce qui suflit, et ce qui est le cas ici), la fantaisie, dis je, suppose encore une quasi rébellion contre les règles établies ; et c

st une des formes, un corollaire du romantisme. Crémazie a défini la tantaisie : n la hberté pleine et entière dans le fond et Ja forme. Liberté, c’est-à dire affranchissement des règles ; dans la forme et dans le fond, c’est à dire, affranchissement complet. C’est bien ce que nous disons,

Crémazie a encore vouiu être réaliste, et il le dit explicitement dans une de ses lettres. Cette tendance n’est accusé vraiment que dans son poème des Trois Morts ; et si nous le mentionnons ici, c’est pour répondre au désir de Crémazie, qui en faisait l’œuvre capitale de sa vie. Le

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utes fait pius sen- » cet d'un que

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réalisme n'est pas à Proprement parler une des formes du romantisme ; mais ce dernier lui a ouvert la voie. Les classiques avaient banm de Jours œuvres toute une catégorie de pensées, tonte cette partie de la création, qu'on était convenu d'appeler /e laid, et que les romanti ques ont proclamée une autre formes du bec Crémazie n'est pas un réaliste par système, mais par la force même de son romantisme, qui l’affranchit de toutes règles, il n'a pas repousé 'e spectacle réaliste qui s'est offert à sa plume, quand il a écrit Les J'rois Morts. En sorte, qu on peut presque dire qu'il n'a été réaliste que pour ne pas cesser d’être romantique,

Enfin, Crémazie est éclectique et il pro:lame, comme une nécessité, l'éclectisme Jittéraire. I] veut ainsi exprimer son impartialité pour tou tes les écoles littéraires : romantique par sa na ture, il se réserve le droit de choisir ses admirations et de saluer en passant les classiques Nous avons besoin de ce dernier trait pour ex pliquer la forme Pompeuse ct classique qui disüingue ordinairement son vers, si l'inspiration en est plutôt personnelle.

Nous pouvons donc résumer ainsi l'âme Ltré rair& de Crémazie.

Deux sources d’inspiration, qui agissent réci. proquement l’une sur l’autre : la mélancolie et l'amour de la patrie. Cet double inspiration fait de Crémazie un romantique ; et si comm romantique il a pu être tour tour lyrique et

réaliste, c'est à son éclectisme qu’il doit d’avoir écrit sur des thèmes romantiques, des vers qui ont souvent une forme classique.

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