‹ OdelettesChapitre 6 sur 12 · A ALPHONSE KARR · texte numérisé non relu

A ALPHONSE KARR

Doux songe au temps des lilas î

Puis, hélas I Tout s'enfuit de la mémoire, L'oubli vient, puis le remord,

Puis la mort, C'est bien Téternelle histoire.

Il en est une autre aussi,

Dieu merci !

Douce à mon âme inquiète :

Roméo tombe au printemps

A vingt ans, Auprès de sa Ju'ietie !

11 sort par un beau matin

Du festin, Plein de jeur;esse et de sève, Et meurt les yeux embrasés

De baisers :

Mais celle-là. c est le rêve î

ODELETTE UL'ATUIÈME

ri Léon Gatcnjes

Avec ses sanglots, rinstrument rebelle, Qui sent un pouvoir plus fort que le sien,

Donne l'harmonie enivrante el belle Au musicien.

Le cheval meurtri, qui saigne et qui pleure, Cède au cavalier, rare parmi nous, Dont aucun effort ne peut avant l'heure Lasser les genoux.

De même d"abord, le Rhythme farouche Devant la Pensée écume d'horreur, El, pour se soustraire au dieu qui le louche. Se cabre en fureur.

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