LA CHAUVE-SOURIS
Que me veux- tu? un ange planait sur mon cœur, et tu l'as effrayé.... Viens donc, je te chanterai des chansons que les esprits des cimetières m'ont apprises.
Maturik, Bertrqtn.
Oui y je te reconnais, je t'ai vu dans mes songes , Triste oiseau ! mais sur moi vainement tu prolonges Les cercles inégaux de ton vol ténébreux ; Des spectres réveillés porte ailleurs les messages ;
Va, pour craindre tes noirs présages, Je ne suis point coupable et ne suis point heureux !
Attends qu'enfin la vierge, à mon sort asservie, Que le ciel comme un ange envoya dans ma vie, De ma longue espérance ait couronné l'orgueil ; Alors tu reviendras , troublant la douce fête , Joyeuse, déployer tes ailes sur ma tête, Ainsi que deux voiles de deuil !
Sœur du hibou funèbre et de l'orfraie avide , Mêlant lé houx lugubre au nénufar livide , Les filles de Satan t'invoquent sans remords ; Fuis l'abri qui me cache et l'air que je respire ;