‹ Odes et ballades (volume 2)Chapitre 168 sur 216 · LIVRE V, ODE XVIII · texte numérisé non relu

LIVRE V, ODE XVIII

De ces âmes en deuil dans le monde orphelines; Et le vent qui se brise à l'angle des ruines , Gémit dans les hauts peupliers l N

Octobre 4825.

LE VOYAGE

ODE DIX-NEUVIEME

LE VOYAGE

Je yeux que mon retour Te paraisse bien long. Je veux que nuit et jour Tu m'aimes. — Nuit et jour, hélas ! je me tourmente ! — Présente au milieu d'eux, sois seule, sois absente. Dors en pensant à moi, rêve-moi près de toi, Ne vois que moi sans cesse, et sois tout avec moi !

Aîidré Chkicur.

Le cheval fait sonner son harnois qu'il secoue, Et l'éclair du pavé va jaillir sous la roue : Il faut partir, adieu ! de ton cœur inquiet Chasse la crainte amère, adieu ! point de faiblesse ! Mais quoi ! le char s'ébranle et m'emporte, et te laisse. . • . Hélas! j'ai cru qu'il t'oubliait!

Oh ! suis-le bien longtemps d'une oreille attentive !

Ne t'en va pas avant d'avoir, triste et pensive,

Écouté des coursiers s'évanouir le bruit !

L'un à l'autre déjà l'espace nous dérobe ;

Je ne vois plus de loin flotter ta blanche robe,

Et toi, tu n'entends plus rouler le char qui fuit....

Quoi ! plus même un vain bruit! plus même une vaine ombre !

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