‹ Odes et ballades (volume 2)Chapitre 177 sur 216 · A MADAME LA COMTESSE A. H · texte numérisé non relu

A MADAME LA COMTESSE A. H

Sur ma lyre, l'autre fois,

Dans un bois, Ma main préludait à peine, Une colombe descend,

En passant, Blanche sur le luth d'ébène.

Mais au lieu d'accords touchants, De doux chants,

La colombe gémissante

Me demande par pitié Sa moitié,

Sa moitié loin d'elle absente.

Sainte-Beuve.

Oh ! quel que soit le rêve , ou paisible , ou joyeux , Qui dans l'ombre à cette heure illumine tes yeux ,

C'est le bonheur qu'il te signale ; Loin des bras d'un époux qui n'est encor qu'amant , Dors tranquille, ma sœur! passe-la doucement,

Ta dernière nuit virginale !

Dors : nous prions pour toi , jusqu'à ce beau matin! Tu devais être à nous, et c'était ton destin,

Et rien ne pouvait t'y soustraire.

Oui , la voix de l'autel va te nommer ma sœur ;

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