Î LA NAISSANCE DU DUC DE BORDEAUX
Le père du roi nouveau-nç !
Une race longue et sublime Sort de l'immortelle victime :
Tel un fleuve mystérieux , Fils d'un mont frappé du tonnerre , De son cours fécondant la terre, Cache sa source dans les cieux!
Honneur au rejeton qui deviendra la tige!
Henri, nouveau Joas , sauvé par un prodige, A l'ombre de l'autel croîtra vainqueur du sort ; Un jour, de ses vertus notre France embellie ,
A ses sœurs, comme Cornélie, Dira : « Voilà mon fils, c'est mon plus beau trésor.
O toi, de ma pitié profonde Reçois l'hommage solennel , Humble objet des regards du monde, Privé du regard paternel 1 Puisses -tu, né dans la souffrance, Et de ta mère et de la France Consoler la longue douleur !
Que le bras divin t'environne , Et puisse , ô Bourbon , la couronne Pour toi ne pas être un malheur !
Oui, souris, orphelin, aux larmes de ta mère !
Écarte, en te jouant, ce crêpe funéraire
Qui voile ton berceau des couleurs du cercueil ;