LIVRE I, ODE Vm
Nous , ne craignons plus les tempêtes I
Bravons l'horizon menaçant :
Les forfaits qui chargeaient nos têtes
Sont rachetés par l'innocent 1
Quand les nochers dans là tourmente ,
Jadis voyaient Fonde écumante
Entr'ouvrir leur frêle vaisseau ,
Sûrs de la clémence éternelle ,
Pour sauver la nef criminelle
Ils y suspendaient un berceau.
Octobre 18*20.
ODE NEUVIEME
Sinite panrulos venire ad me. — Vénérant reges.
ÉVAKGILE.
« Oh ! disaient les peuples du monde , Les derniers temps sont-ils venus ?
Nos pas, dans une nuit profonde, Suivent des chemins inconnus.
Où va-t-on ? dans la nuit perfide , Quel est ce fanal qui nous guide , Tous courbés sous un bras de fer?
Est-il propice? est-il funeste?
Est-ce la colonne céleste?
Est-ce une flamme de Y enfer?
« Les tribus des chefs se divisent • Les troupeaux chassent les pasteurs ; Et les sceptres des rois se brisent Devant les faisceaux des préteurs.
Les trônes tombent; l'autel croule; Les factions naissent en foule Sur les bords des deux Océans; Et les ambitions serviles