LIVRE II, ODE V
O rois, comme un festin s'écoule votre vie.
La coupe des grandeurs , que le vulgaire envie ,
Brille dans votre main ; Mais, au concert joyeux de la fête éphémère, Se mêle le cri sourd du tigre populaire
Qui vous attend demain !
ODE SIXIEME
Cbristus nos libcravit.
Quand l'impie a porté l'outrage au sanctuaire , Tout fuit le temple en deuil , de splendeur dépouillé ; Mais le prêtre fidèle , à genoux sur la pierre , Prodigue plus d'encens , répand plus de prière , Courbe plus bas son front devant l'autel souillé.
Non, sur nos tristes bords, ô belle voyageuse! Sœur auguste des Rois , fille sainte de Dieu , Liberté 1 pur flambeau de la gloire orageuse ,
Non , je ne t'ai point dit adieu î Car mon luth est de ceux dont les voix importunes
Pleurent toutes les infortunes,
Bénissent toutes les vertus.
Mes hymnes dévoués ne traînent point la chaîne Du vil gladiateur, mais ils vont dans l'arène f
Du linceul des martyrs vêtus.