NAISSANCE DU DUC DK BORDEAUX
El loi, que le Martyr aux. combats eût guidée ,
Sors de ta douleur, ô Vendée!
Un roi naît pour la France, un soldat naît pour toi .
Rattachez la nef à la rive : — La Veuve reste parmi nous , Et de sa patrie adoptive Le ciel lui semble enfin plus doux. L'espoir à la France l'enchaîne :
Aux champs où fut frappé le chêne Dieu fait croître un frêle roseau.
L'amour retient l'humble colombe .
Il faut prier sur une tombe, Il faut veiller sur un berceau.
Dis, qu'irais-tu chercher au lieu qui te vit naître, Princesse? Parthénope outrage son vieux, maître : L'étranger, qu'attiraient des bords exempts d'hivers ,- Voit Palerme en fureur, voit Messine en alarmes ,
Et , plaignant la Sicile en armes , De ce funèbre fcden fuit les sanglantes mers!
Mais que les deux Volcans s'éveillent !
Que le souffle du Dieu jaloux
Des sombres géants qui sommeillent
Rallume enfin l'ardent courroux ;
Devant les flots brûlants des laves,
Que seront ces hautains esclaves,
Ces chefs d'un jour, ces grands soldats?
Courage! ô vous, vainqueurs sublimes! —
Tandis que vous marchez aux crimes ,
La terre tremble sous vos pas !
Reste au sein des Français , ô fille de Sicile ,
Ne fuis pas, pour des bords d'où le bonheur s'exile,
Une terre où le lis se relève immortel ;
Où du peuple et des Rois l'union salutaire
>i'est point cet hymen adultère Du trône et des partis, des camps et de l'autel.
Nous, ne craignons plus les tempêtes!
Bravons l'horizon menaçant :
Les forfaits qui chargeaient nos têtes
Sont rachetés par l'innocent !
Quand les nochers, dans la tourmente,
Jadis voyaient Tonde écumante
Entr'ouvrir leur frêle vaisseau,
Sûrs de la clémence éternelle,
Pour sauver la nef criminelle
Ils y suspendaient un berceau.
Octobre 1820.
LE tUPTÈMK
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