‹ Odes et ballades (volume 3)Chapitre 28 sur 142 · LA LIBERTÉ · texte numérisé non relu

LA LIBERTÉ

Çkristus nos liberarit, ODE SIXIÈME.

Quand l'impie a porté l'outrage au sanctuaire , Tout fuit le temple en deuil, de splendeur <llp Hiijlr ; Mais le prêtre fidèle, à genoux sur la pierre, Prodigue plus d'encens , répand plus de prière , Courbe plus bas son front devant l'autel souillé.

Non, sur nos tristes bords, ô belle voyageuse! Sœur auguste des Rois, fille sainte de Dieu , Liberté ! pur flambeau de la gloire orageuse ,

Non , je ne t'ai point dit adieu !

Car mon luth est de ceux dont les voix importunes

Pleurent toutes les infortunes,

Bénissent toutes les vertus.

Mes hymnes dévoués ne traînent point la chaîne Du vil gladiateur, njajs ils vont dans l'arène

Pu linceul des martyrs vêtus.

Page 1