LA LIBERTÉ
Et de Ion, en passant, le peuple peut connaître
Où sont les plaisirs de son maître, A la tête qui pend aux portes du sérail.
Peuple heureux! éveillant la révolte hardie, Parmi ses toits troublés , dans l'ombre bien souvent , L'inquiet jan ; ssa ; re égare l'incendie
Sur l'a : Ie bruyante du vent.
Peuple heureux! d'un visir sa vie est le domaine;
In poison, que la mort promène,
Flétrit son rivage infecté; L'esclavage le courbe au joug de l'épouvante : Peuple trois fois heureux! divins sages qu'on vante,
Il n'a pas votre Liberté!
O France ! c'est au ciel , qu'en nos jours d<> colère , A fui la Liberté , mère des saints exploits ; Il faut, pour réfléchir cet astre tutélaire, Que, pur dans tous ses flots, le fleuve populaire Coule à l'ombre du trône appuyé sur les lois.
In Dieu du joug du mal a délivré le monde.
Parmi les opprimés il vint prendre son rang; Rois! — en vœux fraternels sa parole est féconde;
Peuple! — il fut pauvre, humble et souffrant. La Liberté sourit à toutes les victimes ,
A tous les dévoûments sublimes ,
Sauveurs des états secourus; A ses yeux la Vendée est sœur des Thermopyles : Et le même laurier, dans les mêmes asiles ,
Unit Malesherbe et Codrus.
Quand l'impie a jtorté l'outrage au sanctuaire,
Tout fuit le temple en deurl, de splendeur dc|touillc;
Mais le prêtre fidèle , assis dans la poussière , Prodigue plus d'encens , répand plus de prière , Courbe plus bas son front devant l'autel souillé.
Juillet 1823.