LA GUERRE D ESPAGNE
Sine clade viclor.
Oli ! que la Royauté, puissante et vénérable, Fille, aux cheveux blanchis, des âges rendus, Perçant de ses clartés leur nuit impénétrable,
Où tant d'astres ne brillent plus ; Soumettant l'aigle au cygne et l'autour aux colombes ,
S'élevant de tombes en tombes;
Géant , que grandit son fardeau ; „ Consacrant sur l'autel le fer dont elle est ceinte , Et mêlant les rayons de l'auréole sainte
Aux fleurons du royal bandeau ;
Oh! que la Royauté» peuples, est douce et belle! —
A force de bienfaits elle acttète ses droits.
Son bras fort, quand bouillonne une foule rebelle ,
Couvre les sceptres d'une croix.
Ce colosse d'airain , de ses mains séculaires ,
Dans les nuages populaires ,
Lève un phare aux ft*i\ éclatants $ Et , liant au passé l'avenir qu'il féconde , Pose à la fois ses pieds, en vain battus de Ponde,
Sur les deux rivages du temps.