‹ Odes et balladesChapitre 147 sur 152 · FRAGMENTS · texte numérisé non relu

FRAGMENTS

Que Dieu ait pitié de Modrek, au jour du compte et de la réunion des martînrs ^ !

Bon Modrek, il regardait son compagnon de route comme un voisin, même quand ses provisions de voyage ballottaient dans le sac.

{Auteur inconnu.)

Rita, fille d'Asem, dit :

Je me suis arrêtée devant les tentes de ma tribu, et la douleur et les soupirs des pleureuses m'ont fait verser des larmes.

Comme des épées du Hind, ils couraient s'abreuver de mort dans le champ de bataille.

Ces cavaliers étaient les gardiens des tentes de la mort, et leurs lances étaient croisées comme les branches dans une forêt.

Abd-ebn-al-Tebib dit :

La paix de Dieu soit sur Keïs-ben-Asem, et sa miséricorde ! La mort de Keïs ne fut point la mort d'un seul, mais l'écroulement de l'édifice d'un peuple.

Ces quatre derniers morceaux sont tirés de la seconde partie du Hamasa ; cette seconde partie a pour titre : Section des chants de mort.

Les morceaux qui suivent sont extraits du divan de la tribu de HodeiL

Taahatà Cherrân (un des héros du désert) et deux de ses compagnons rencontrèrent Barik. Celui-ci s'éloigna d'eux, monta sur un rocher, ensuite il répandit ses flèches à terre. — Oh ! l'un de vous, dit-il, sera mort le premier ; un autre le suivra ; et, quant au troisième,

1 Do l'Islam.

je le secouerai comme le vent fait de la poussière. — Et Barik fit là-dessus ces vers :

C'était dans le pays de Thabit i, et ses deux compagnons le suivaient.

Il excitait ses compagnons, et je dis : Doucement ! la mort vient à celui qui vient à elle.

Et je montrais mon carquois dans lequel il y avait des flèches longues et qui, comme le feu, avaient des pointes brillantes.

Il y en aura de vous un de mort avant moi ; je fais grâce au plus vil des trois, pour annoncer votre mort !...

L'un suivra l'autre ; quant au troisième et à moi, nous ferons comme un tourbillon de poussière... —

Thabit regarda le monticule qui le dominait, et s'y dirigea pour l'atteindre.

Il dit : — A lui et à vous deux ! — J'ai passé contre la mort ; enfin je l'ai laissée le tendon coupé (impuissante).

La fin de ce poëme est un peu obscure, c'est le défaut de toute haute poésie, et surtout de toute poésie spéciale et primitive.

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