‹ Odes et balladesChapitre 67 sur 152 · A L'OMBRE D'UN ENFANT · texte numérisé non relu

A L'OMBRE D'UN ENFANT

Qui es in cœlis.

Oh ! parmi les soleils, les sphères, les étoiles. Les portiques d'azur, les palais de saphir, Parmi les saints rayons, parmi les sacrés voiles Qu'agite un éternel zéphyr ;

Dans le torrent d'amour où toute âme se noie. Où s'abreuve de feux le séraphin brûlant, Dans l'orbe flamboyant qui sans cesse tournoie Autour du trône étincelant ;

Parmi les jeux sans fin des âmes enfantines, Quand leurs soins, d'un vieil astre, égaré dans les cieux, Avec de longs efforts et des voix argentines. Guident les chancelants essieux ;

Ou lorsqu'entre ses bras quelque vierge ravie Les prend, d'un saint baiser leur imprime le sceau. Et rit, leur demandant si l'aspect de la vie Les effrayait dans leur berceau ;

Ou qu'enfin, dans son arche éclatante et profonde. Rangeant de cieux en ci eux son cortège ébloui, Jésus, pour accomplir ce qui fut dit au monde. Les place le plus près de lui ;

Oh ! dans ce monde auguste où rien n'est éphémère, Dans ces flots de bonheur que ne trouble aucim fiel. Enfant ! loin du sourire et des pleurs de ta mère. N'es- tu pas orphelin au ciel ?

Octobre 1S23.

ODE DIX- SEPTIÈME

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