‹ Odes et balladesChapitre 99 sur 152 · ODE IV. QUIBERON · texte numérisé non relu

ODE IV. QUIBERON

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Après la prise du fort Penthiè\Te, les émigrés, commandés par le comte de Sombreuil, frère de l'illustre M"'' de Sombreuil, se virent poussés à l'extrémité de la presqu'île de Ouiberon par les soldats de la Convention. Le général républicain, Hoche, craignit l'horrible carnage qui allait commencer de part et d'autre, les gentilshommes étant réduits au désespoir. Il proposa à Sombreuil de les traiter comme prisonniers de guerre, s'ils voulaient se rendre. Il ajouta que Sombreuil était le seul pour lequel il ne pût rien promettre. Je mourrai volontiers, répondit ce jeune homme, si je puis sauver mes frères d'armes. Se fiant à cette capitulation verbale, Sombreuil ordonna aux siens de mettre bas les armes. On observa le traité à son égard ; il fut fusillé avec ré\^êque de Dol. ^lais on n'eut pas la même fidélité envers les émigrés faits prisonniers de guerre. Le cri d'horreur et de pitié qui s'élève aujourd'hui au seul nom de Quiberon dispense d'en dire davantage.

Au reste, ce n'est pas le nom du général Hoche qui reste souillé de cet attentat.

Les vendéens ont donné le nom de Prairie des Martyrs à la plaine où ces vaillants gentilshommes furent fusillés par détachements, et les soldats de Laroche jaquelein viennent aujom-d'hui en pèlerinage visiter les restes des compagnons de Sombreuil. {Édition originale, iSzz, — NoU complétée en 1828.)

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