‹ Odes funambulesquesChapitre 9 sur 42 · ODES F VN A M B VLESQ^VES. IO · texte numérisé non relu

ODES F VN A M B VLESQ^VES. IO

Moi.

Pourquoi donc as-tu fui la guerre, qui s'aggrave? On reprend Abufar et Lucrèce, on te brave! Pends-toi, grillon! Lucrèce, enfin deux Abufar! Et ce Bâche espagnol ivre de nénuphar, Damon, ce grand auteur dont la muse civile Enchanta si longtemps et Lecourt et Clairville, Est photographié pour ses talents divers. Le Tarn au loin gémit et demande tes vers.

Evohé.

N'as-tu donc point appris la fameuse nouvelle Que l'aveugle Déesse, en enflant sa grande aile, Emporte aux quatre coins de l'univers connu?

Moi.

Non.

Évohé.

Tremblez, terre et cieux! Le maître est revenu. Némésis-Astronome assemble ses vieux braves, Barberousse s'abat au milieu des burgraves, Barthélémy rayonne, allumant son fanal, Cloué, dernier pamphlet, à son dernier journal!

ida ode; ?v:;a:::v:::;-

Sa muse a, réveillant la satire latine,

Comme un Titan vaincu foudroyé Lamartine;

Pareille aux grands parleurs d'Homère et de HngO;

Des rocs du feuilleton, la dure virago

Sur ce cygne plus doux que les cygnes l'Athènes

Fait couler à grand bruit ces paroles hautaines :

« Rimeur, que viens-tu faire au milieu du forum ?

Cet acte audacieux blesse le décorum.

Reste avec tes pareils ! Les gens de ta séquelle

Ne sont bons qu'à rimer une ode, telle quelle !

Tu chantes l'avenir! le présent est meilleur.

Ce qui te convenait, ô divin rimailleur.

C'était, ambitieux du laurier de Pindare,

D'aller au mont Horeb pincer de la guitare

Pour ton roi légitime, ou plutôt d'arranger

Des vers de confiseur au Fidèle-Berger.

Mais ta loi sociale est une rocambole,

Et Fourier n'est qu'un âne à côté de Chan::

Tombe ! et, le front meurtri par mon divin talon,

Souviens-toi désormais d'admirer Odilon. ■

Ainsi par ses gros vers, Némésis-Astronc:

Du poète sacré, déjà plus grand qu'un hor.:

A brisé fièrement les efforts superflus.

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