‹ Odes (volume 3)Chapitre 6 sur 27 · FIN · texte numérisé non relu

FIN

Comme un torrent, qui s'enfle et renouvelle Par le degout des hauts sommés chenus, Froissant et ponts, et rivaiges connus 4 Se fait (hautain) une trace nouvelle:

Tes vers Ronsard, qui par source immortelle Du double mont sont en France venus Courent (hardis) par sentiers inconnus 8 De même audace, et de carrière telle.

Heureuses sont tes Nimphes vagabondes, Gastine sainte, et heureuses tes ondes, 11 O petit Loir, honneur du Vandomois!

Ici le lue, qui n'aguere sur Loire Souloit répondre au mouvoir de mes dois, 14 Sacre le pris de sa plus grande gloire.

Caelo Musa beat. [Joachim DU BELLAY.]

10 P. de Ronsard.

Gentil Ronsard, la mielliere mouche Dans le nectar de toute fleur élite Aus prez des Seurs, a ta langue confite 4 Jusqu'à combler ta regorgeante bouche.

Mêmes Phebus sa lire dont il touche Le los des Dieus, ne t'a pas écondite, Ains t'enseigna: aussi ta vois écrite 8 Voile où le jour è se levé è se couche.

0 chaste Cœur des muses, vien en France Par un tel prestre, aiant seure espérance

I 1 D'i refonder ta destruite chapelle.

Ne dédaignés Muses, divin troupeau, Venir ici dresser vôtre coupeau, 14 Puis qu'Apollon le premier vous apelle.

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