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A S. A. R. Mgr. LE DUC DANGOULÊME. *
* L'Auteur a été admis à l'honneur de présenter son ouvrage à Mon* seigneur le Duc d'Avooulbmb à Bordeaux , le a6 novembre i8a3 , aU retour de S. A. R. de la glorieuse campagne de la Péninsule.
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Monmyxtuï
le <zJl)uc a e^fàvtaou/ê'rne.
Monseigneur ,
Peotég^ par le Dieu de SAINT-LOUIS , Vous avez terrassé l'Impiété et la Révolte , et replacé sur son trône un Petit-Fils de ce grand Roi. J'ai osé chanter cet exploit
qui vous égalé aux plus fameux Héros de Votre Race Royale, et je n'ai pas craint d'emprunter les sublimes paroles que l'Esprit -Sa^int inspira à Moïsç après \es prodiges qui rendirent le peuple de Dieu vainqueur de l'impie Pharaon. Ces miracles , Monseigneur , se sont en quelque sorte renouvelés en Votre faveur. Daigne Votre Altesse Royale sourire à mes chants! Je suis fier de lui en offrir l'hommage dans cette ville délivrée aussi par Votre courage , dans cette ville trouvée fidèle par Votre Héroïque Épouse aux jours du danger, dans cette ville aussi heureuse aujourd'hui de recevoir dans «on sein le Héros Pacificateur , qu'elle
fut glorieuse, il y a neuf ans. de recevoir le Héros Libérateur ( i )*
Je suis avec un très-profond respect,
MONSEIGNEUR
De Votée Altesse Royale,
Le très -humble et trèsobéissant serviteur ,
Le Comte db MARGELLUS.
Bordeaux» le a6 novembre i8a3.
(i) Paroles du Roi à la Dépulation de Bordeaux, la ia mars tlz3.
XV e ODE SACREE.
vJHAHTOirs du Roi des Rois la grandeur et la gloire , La Révolte enchaînée au char de la Victoire , Et par un Dieu vengeur nos tyrans foudroyés.
Sur leur puissance en vain leur orgueil se confie ; Le coursier indompté, le cavalier impie, Tout fléchit, tout tombe à ses pieds.
Sa louange est l'objet de nos humbles cantiques. Il accomplit en nous ses promesses antiques ; Il anime , il bénit nos efforts triomphans.
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Dans te feu des combats , ses regards tutéiaires Nous donnent la victoire ; et le Dieu de nos pères Est le père de leurs enfans.
Il foule sous ses pieds 4 l'impie et son armée. De la fraude en secret par le crime tramée Sa profonde sagesse a sauvé l'innocent.
le Seigneur s'est montré comme un guerrier terrible ; C'est le Dieu trois fois saint ; son bras est invincible. Et son nom est le Tout-Puissant.
De la rébellion les héros formidables , De troubles, d'attentats instigateurs' coupables, Rentrent dans lés enfers dont le gouffre gémit. Tel, quanti t'Êtnà s'émeut sur ses vérités bfûiaiitês, Un roc au loin lancé danâ lès thers botirilônhaiitesr Retombe, et le volcan ftéttfft (ij.
Grand Dieu ! tu confondis leurs complots sanguinaires. Ta màlti seute à frâpf& dès* mortels téméraires
(i) Piodar. i. F>A. à V. 3S ad 4$.^ Vfrfc. lEtt. in. v. 57 r. S 7$. 577.
Qui des sociétés brisent tons les liens.
Quand d'un front couronné tu punis les outrages , Tu venges ton saint nom : les Rois sont tes images , Et leurs ennemis sont les tiens.
Prompte à les dévorer, ta colère étincelle.
Que détient, sous tes coups, leur troupe criminelle? Leur chef, saisi d'effroi, se dérobe et s'enfuit. Ton souffle anéantit cette orgueilleuse armée : # Telle, au feu d'un brasier, la paille consumée Se dissipe et s'évanouit.
La terreur dans leur bouche a glacé le blasphème. La nature les trompe : et ton ordre suprême Soumet les élémens aux vœux de ton Héros.
Ta voix en sa faveur fait taire les tempêtes ; Pour hâter sa victoire , assurer ses conquêtes , La mer a suspendu ses flots.
L'impie a dit, épris d'une barbare joie :
« J'irai, je poursuivrai, je saisirai ma proie ; « Ma main dépouillera mes ennemis vaincus.
« Ils fuiront consternés à F aspect de mon glaive; « Jesuisleurmaitre(i).»Udit;maisleSeigneurselève! Je cherche l'impie : il n'est plus!
Le crime, dont l'audace épouvantait le monde , Ainsi qu'un plomb massif au sein d'une eau profonde r Tombe dans un abîme et de honte et d'effroi.
C'est par de tels exploits que ton bras se signale : GranwDieu! quelle puissance à la tienne est égale? Qui jamais fut semblable à toi?
Ta main sait dispenser avec magnificence Les dons de ta bonté, les coups de ta vengeance , Les trésors de colère j et les trésors d'amour. Arbitre souverain f de la mort, de la vie, Tu sauves le fidèle , et tu frappes l'impie , Doux et terrible tour-à-tour.
Ainsi , lorsqu'au méchant tu déclares la guerre , Qu'au signe de ton doigt les gouffres de la terre
(i) C'est le sens des Septante.
S'ouvrent pour l'engloutir, creusés par ta fureur (i); Tufeilles sur ton peuple : et ta main paternelle Le conduit pas à pas à la source éternelle De l'allégresse et du bonheur.
Par ces revers soudains, tesjugemens augustes, En perdant les pécheurs, en délivrant les justes , Frappent d'un saint respect tous les peuples divers. La vertu triomphante a fait pâlir le vice :
Elle règne par toi ; ce coup de ta justice Retentit dans tout l'univers (a).
La Révolte, vaincue en ton dernier asyle, Comme un roc foudroyé, sous tes coups immpbile, Tremble devant un Dieu par son crime irrité : Mais ton peuple, à ta loi , comme à son Roi , fidèle , Verra de jour en jour s'accroître, avec son zèle, Sa gloire et sa félicité.
(1) Num. XVI. 3o. 3i. 3a. 3a.
(a) L'Hébreu et le» Septante présentent ce sens.
Sur nos Princes, grand Dieu, faïs éclater ta grâce; Des saints et des itéras bénis l'auguste race : A Ils sont tes humbles fils ; daigne être leur soutien. Tu vois dans leurs vertus reluire ton image.
Affermis leur pouvoir : leur trône est ton ouvrage , Seigneur, et leur peuple est le tien.
Les dons de leur amour ornent ton sanctuaire* Ils savent qu'un bon Roi doit régner pour te plaire , Que sa plus grande gloire est d'observer ta loi. Oui, tout nom doit fléchir devant ton nota suprême , Lie monde , l'univers et l'éternité même »
Seigneur, tout n'est rien devant toi.
XVI e ODE SACRÉE.