‹ Odes sacrées, idylles, et poésies diversesChapitre 27 sur 86 · LA NUIT · texte numérisé non relu

LA NUIT

Le précèdent sur nos autels.

J'entends leurs concerts de louanges :

• Gloire au Très-Haut, paix aux mortels. »

Le peuple qui marchoit dans l'horreur des ténèbres A vu luire soudain une grande .clarté; Ceux que la mort couvrait de ses voiles funèbres Ouvrent leurs yeux au jour de l'immortalité.

Pontife , commencez le sacrifice auguste;

Faites-nous voir celui que nous croyons, Le prince de la paix, le Dieu fort , le Dieu juste,

Le désiré des nations.

Minuit sonne... il descend... je vois s'ouvrir la nue...

Les deux abaissent leur hauteur...

Des éclairs de ses yeux l'étineelante ardeur Du firmament embrase l'étendue; A ses pieds, tremblante» éperdue, ~ La nature en silence adore son auteur.

Mais ce n'est point un juge redoutable, Qui contre nous va s'élever :

Ami compatissant, protecteur charitable , Il ne vient que pour nous sauver.

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