DE NOËL
Cest peu pour son amour de noua donner sa vie, De naître et de mourir pour laver noa forfaits; Un sacrement va combler ats bienfaits :
Dans la divine Eucharistie Il se donne à nous pour jamais , Et tous les jours pour nous se sacrifie.
Des passions, source de nos malheurs, Son regard tout-puissant calmera les orages :
Pour chasser leurs impurs nuages, Le soleil de justice habite dans nos cœurs.
Hâte-toi , peuple heureux , d'environner sa table; Tous ses trésors te sont ouverts.
Engraisse-toi de ce pain délectable :
Cest le salut de l'univers.
Ce Dieu, brûhmt pour nous d'un amour sans mesure,
Se revêt de l'humanité.
Cest peu de s'abaisser jusqu'à notre nature ; U s'unit à la créature En l'enivrant de sa divinité.
Mais , que vois-je?... Le. Dieu fait homme A mes regards s'évanouit...
lao LA NUIT pE NOËL.
Le sacrifice s'accomplit,
Et le mystère se consomme !...
Vous dont il a guéri les maux , ,
Qu'il a nourris de sa substance, Retirez-vous en paix; regagnez vos hameaux; Dans les bras du sommeil oubliez vos travaux.* Méditez de ce Dieu la tendre bienfaisance ,
Endormez-vous en sa présence, • • • • Et goûtez dans son sein les charmes du repos.
Dieu clément! à nos vœux daignez être propice;
A ce pieux troupeau conservez son pasteur:
Entre nous et votre justice Qu'il soit toujours l'heureux médiateur.
Bénissez les travaux de ce pasteur fidèle :
Grand Dieu ! que sa ferveur, son amour et son- zèle,
Brûlant d'un feu toujours nouveau, De la foi qui s'éteint rallument le flambeau. Et daigne un jour votre main paternelle Couronner à la fois d'une gloire éternelle
Et le pasteur et le troupeau, ! t