‹ OEconomiques, 1745. Pub. avec introduction et table analytiqueChapitre 108 sur 168 · ABRÉGÉ HISTORIQUE · texte numérisé non relu

ABRÉGÉ HISTORIQUE

DES TROIS EVESCHÉS.

PLUSIEURS monumens anciens prouvent que ce Pays a nonseulement été sous la domination des Romains, mais encore que sous leur Empire Metz étoit une Ville célèbre, illustre, et alliée de Rome.

Il fut une des premières conquêtes de Clovis, qui le laissa à son Fils aîné Tbéodoric Tan 511. sous le titre de Royaume d'Austrasie, lequel comprenoit alors la Franconie, la Suabe, les Bords du Rhin, la Lorraine et toute la Belgique, dont Metz fut longtems la Capitale et le séjour des Roys.

Il n'est pas de notre sujet de rapporter la succession chronologique de ces Roys et les divers événemens de leurs Règnes ; on rappellera seulement les révolutions qui ont enlevé les trois Evêchés à la France, et qui les lui ont restitués.

[132] Louis le Débonnaire, Successeur des Rois Mérovingiens, ayant été assez mauvais Politique pour partager les Etats entre ses trois Fils Tan 8 iO. Lothaire Second eut pour son partage TAustrasie, qui de son nom fut appellée Lorraine; Ce Royaume ne renfermoit pas alors moins de Provinces que sous Théodoric, puisqu'il comprenoit l'Alsace, le Palatinat, les Electorats de Trêves et de Cologne, les Duchés de Julliers, de Cleves, de Luxembourg, le Ilaynault, le Brabant, la Hollande, les Pays de Namur, de Liège, de Gueldres, d'Utrecht, et de Zélande; ainsi le Pays qui a conservé jusqu'aujourd'huy le nom de Lorraine n'est qu'une très-petite partie de l'ancien, les Frisons, les Saxons, les Allemands, les

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Turingiens. et les Bavarois étoient Tributaires de ce Royaume ; mais ils secouèrent le joug, et se mirent dans Tlndépendance.

Ce F^othaire est le premier des Souverains qui ait senti le poids des Foudres de la Cour de Rome, dont Tambition a fait quelquefois depuis ce temps un si funeste usage.

Pour épouser Valdrade qu'il aimoit beaucoup, il fît déclarer nul son mariage avec Thielberge qu'il haïssoit extrêmement ; cette Sentence fut' rendue par plusieurs Kvêques assemblés à Aix-la-Chapelle: Thieberge en appella au Pape qui cassa tout ce qui avoit été fait, déposa les Evêques malgré les oppositions de l'Empereur et menaça Lothaire d'Excommunication, s'il ne renvoyoit Valdrade; la crainte la lui fît quitter, et Tamour la lui fit bientôt réprendre, sur quoi il fut cité à Rome, mais le Pontife mourut sur ces entrefaites, Adrien Second lui succéda et offrit l'Absolution à Lothaire sous le ser i33jment que depuis la Sentence du Pape son prédécesseur, il n-'avoit point eu d'habitude avec Valdrade, il exigea aussi le même serment des principaux Seigneurs qui Tavoient accompagné, et pour le rendre plus authentique et plus redoutable, il les communia au même lieu et au même instant, les uns moururent peu après, Lothaire se traîna jusqu'à Plaisance où il y finit ses jours le 8. Août de l'an 868. enfin le Ciel, disent quelques Auteurs, punit le parjure commun par la mort de tous; d'autres ne pensant pas du Saint Siège avec tout le respect qui lui est dû, prétendent que Ton peut attribuer la fatalité de cet événement à une cause plus naturelle et assez en usage dans le Pays.

Ce Prince ne laissant point de Fils légitimes ; ses Etats dévoient, selon le droit commun, revenir à ses frères ; sçavoir, Louis de Germanie, et Charles-le-Chauve, mais celui-ci plus puissant et plus voisin de l'Austrasie que le Germanique se transporta en diligence à Metz et s'y fît couronner le 9. Septembre 869. ce qui fut le sujet d'une cruelle guerre, qui fut terminée par le Traité de Procaspide (ou Aix-la-Chapelle) Tan 870. suivant lequel ils partagèrent cet Etat entre eux.

Depuis ce tems la Lorraine fut divisée en Haute et Basse. La première fut connue sous le nom de Lorraine Mosellanique, à cause du cours de la Moselle qu'elle renfermoit, avec les Diocèses de Trêves, de Strasbourg, de Metz, de Toul et de Verdun jusqu'à la Meuse. La seconde fut dite Ripuaire, et comprenoit le Brabant, la Flandres moderne, etc.

Louis le Bègue succéda à Charles le Chauve, et à celui-ci Carloman, auquel Louis Roy d'Allemagne enleva [134] la Lorraine. Louis d'Allemagne mourut en 882. Carloman en 884. et Charles le Simple monta sur le Trône sous la Tutelle de Charles le Gros.

Cependant Hugues TAbbé fils de la Concubine Valdrade, soutenu de Godefroy le Normand Duc de Frize, voulut faire valoir ses prétentions sur la succession de Lothaire son père ; mais Godefroy ayant été arrêté en trahison dans une Isledu Rhin par Charles le Gros, Hugues le fut pareillement à Joinville, aveuglé et confiné dans TAbbaye de S. Gai en Suisse Lan 885.

Charles le Gros a voit réuni de la sorte presque toute la Monarchie de Louis le Débonnaire, dont il jouit jusqu'à ce que ayant fait manifestement paroître Tégarement de son esprit dans rassemblée générale qui se tint au Palais de Tibur (a), tous ses Sujets Tabandonnerent; en sorte qu'il ne lui resta pas même un Valet pour le servir, ni la moindre ressource pour subsister; Luitbert Evêque de Mayence eut seul pitié de ce Prince malheureux; étrange et subite révolution ; état déplorable, mais qui dura peut-être encore moins qu'il n'eût voulu ; il mourut ou fut étranglé par ses ennemis le 8. Janvier 888.

Henry l'Oiseleur qui succédoit à Conrad, n'étant pas encore bien affermi sur son Trône, Charles le Simple crut qu'il ne devoit pas laisser échapper une occasion qui lui paroissoit favorable pours'emparer du Royaume de Lorraine; en effet tout plia devant lui jusqu'à Worms : mais les Seigneurs François et Lorrains craignans que s'il devenoit trop puissant, il ne leur ôtât les terres qu'ils travailloient à se rendre héréditaires, se soulevèrent ouvertement contre lui, les Peuples à leur exemple et à [135] leur instigation se rangèrent du parti de Henry et abandonnèrent Charles le Simple Tan 922. comme ils avoient fait Charles le Gros l'an 887.

Plutôt que de demeurer sans Couronne, Charles se résolut à implorer l'assistance de son ennemi, et de lui céder tous ses droits sur la Lorraine, à condition qu'il l'aideroit à châtier ses Sujets François : en conséquence Henry lui amena de grandes forces; mais avant l'expédition de cet armement, Charles fut arrêté prisonnier par la faction et par la trahison du Comte Hébert de Vermandois, qui le renferma dans le Château de Peronne, oii il finit enfin sa captivité et ses malheurs le 7. Octobre de Tan 929.

(a) Entre Otthenhcim et Mayence sur Tautre bord du Rhin. (Note de l'auteur.)

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La Reine se sauva en Angleterre près d'Edouard son frère, emmenant avec elle son fils Louis, qui fut par cette raison appelle d'Outremer; il revint en France en 936. et ayant mis sur pied de grandes forces en 939. il pénétra jusqu'en Alsace, et reconquit presque toute la Lorraine sur l'Empereur Othon, qui ensuite l'en dépouilla entièrement, Louis mourut l'an 954.

Charles fils de Louis d'Outremer et frère de Lothaire Roy de France, fut déclaré Duc de la Basse Lorraine, à laquelle l'Empereur Othon joignit les Pays situés autour de Toul, Metz, Verdun et Nancy et autres territoires d'entre la Meuse et le Rhin, pour lui témoigner sa satisfaction de ce qu'il lui avoit rendu Hommage; soumission vile et basse, et qui parut si odieuse aux François, qu'ils déclarèrent Charles déchu du droit de succéder à la Couronne, qui fut déférée à Hugues Capet.

Depuis ce tems et même depuis la cession de Charles [136] le Simple, les Empereurs d'Allemagne furent en possession de disposer des deux Lorraines.

Après Othon fils de Charles mort sans postérité l'an 992. la Basse Lorraine passa successivement aux Seigneurs de Verdun, de Louvain, de Bouillon, et de Limbourg, sur lesquels Godefroy le Barbu, Duc de Brabant, la conquit l'an 1106. et depuis on ne parla plus de la Basse Lorraine, qui fut toujours appellée Brabant, dont la Maison finit en la personne de Jean IH. Tan 1355. et fondit en celle de Bourgogne, qui à son tour a fondu en celle d'Autriche l'an 1477. par le mariage de Marie fille et unique héritière de Charles le Hardy, avec Maximilier I" et c'est en conséquence de ce droit que la Maison d'Autriche jouissoit des trois Evêchés, lorsque Henry U. s'en empara, ainsi qu'il sera cy-après expliqué.

A l'égard de la Haute Lorraine, Henry petit-fils de Henry l'Oiseleur étant mort sans enfans, on prétend que Brunon (a) Archevêque

(a; Suivant les Noies de M. Bourgeois du Chatenet sur Heiss^ Brunon est le premier qui ait pris le titre d'Archiduc, lorsquil fut établi Régent du Royaume par Othon le Grand.

L'Empereur Henry IV. voulant récompenser Ernest II. Marquis dWutn'che des services qu'il lui avoit rendus en s' opposant aux Incursions des Hongrois, lui donna la qualité d'Archiduc.

En 1136. Frédéric Barberousse honora du même titre Henry son frère et successeur de Léopold d'Autriche; et Maximilien voulant que cette Dignité demen. rat toujours dans sa famille^ érigea enfin l'Autriche en Archiduché, et lui attribua par son Edit de si grandes prérogatives, qu'elles mettent en plusieurs choses les Archiducs d'Autriche au-dessus des Electeurs. ^Note de l'auleur..

de Cologne, qui étoit aussi fifs d'Henry i*Oiseleur, s'empara de la Souveraineté, et se qualifia Archiduc de Lorraine; quoi qu'il en soit, il ne la posséda point, et il abandonna son prétendu droit à l'Empereur [137] Othon qui conféra cet Etat à son Fils Frédéric, d'où il passa l'an 1034. au Duc Golzelon, ensuite à Albert Comte de Namur, et après lui l'an 1048. à son neveu Gérard d'Alsace, ainsi appelle à cause qu^il avoit plusieurs Terres dans cette Province, duquel Gérard on prétend que descend la Maison de Lorraine .

Les Etats Ecclésiastiques et Séculiers qui se sont formés dans l'étendue des deux Lorraines, tels que sont ceux de Namur, de Luxembourg, de Limbourg, de Lorraine et de Bar, les Etats de Gleves et de Julliers, des Deux Ponts, de Liège, de Trêves, de Cologne, etc. ont pris naissance vers Tan 960. et doivent leur premier établissement aux Conseils et peut-être à l'ambition de l'Archevêque Brunon.

Les Empereurs tantôt exposés aux courses et aux invasions des François, tantôt fatigués par les soulevemens et les entreprises des Chefs de ces Provinces, et souvent hors d'état de s'opposer aux uns et aux autres, se laissèrent aisément persuader que le moyen le plus sûr et le moins onéreux de leur résister, étoit de les intéresser par une propriété mitigée à défendre leurs territoires et gouvernemens contre l'ennemi commun; mais par la suite ces nouveaux Propriétaires étant devenus trop puissans, et la foiblesse des Empereurs ne leur permettant pas de réprimer leurs violences et leurs usurpations, ils cherchèrent à les abaisser par cette même politique qui les avoit élevés : il animèrent eux-mêmes les Sujets de ces Seigneurs à l'indépendance et à la liberté, ils offrirent des Privilèges et des Exemptions aux plus grandes Villes, ils leur accordèrent la Supériorité territoriale et les consti[138]tuerent Etats immédiats de l'Empire, se reservant seulement le suprême Domaine et le Ressort ; en sorte que la puissance et la force se trouvant divisées et presque toujours opposées, cette balance et cet équilibre rétablirent en partie le pouvoir et l'autorité des Empereurs, ou du moins servirent de barrière à celle que les Seigneurs héréditaires vouloient s'attribuer.

Les choses subsistèrent à peu près de la sorte jusqu'en 155:2. que l'Allemagne redoutant l'excessive puissance de Charles-Quint, et divisée par les factions des Protestans, la plupart des Princes mécon-

CoUection de» Économistes. — Dupin. II. 7

tén3 et jaloux conclurent la Ligue de Smalcade, et implorèrent le secours de la France.

Henry II. envoya une puissante armée sur cette frontière, qui s*empara d'abord de Toul et de Verdun, et enfin de la Ville de Metz, qui lui ouvrit ses portes, et dans laquelle il fît son entrée le 18. Avril de Tannée 1552.

Cependant TEmpereur intimidé par la rapidité des conquêtes de Henry, se débarrassa des Princes Protestans par un Traité, et vint assiéger Metz le 20. Octobre 1552. avec une armée de plus de cent mille hommes ; il fut obligé d'en lever le siège le 3. Janvier 1553. ainsi le Roy demeura possesseur des Evêchés, et les garda pour s'indemniser des frais de la guerre.

Quoique le Pays fût occupé parles François, cependant les Empereurs donnoient toujours les Investitures aux Evêques, et y exerçoient quelques autres Actes de Souveraineté : Louis XIII. s'étant assuré de Moyenvic et de Marsal, et ayant fait construire une Citadelle à Verdun, se déclara Seigneur Souverain immédiat des [139] Trois Evêchés, supprima toutes les petites Justices qui se prétendoient souveraines, et les Appels à la Chambre de Spire, et institua à Metz un Parlement qui commença ses fonctions le 26. Août 1633. enfin l'Empire ayant reconnu l'inutilité de ses tentatives pour le recouvrement des Evêchés, ils ont été solennellement cédés par le XLIV® Article du Traité de Munster du 24. Octobre de Tan 1648. qui contient en substance, Qae la souveraine Paissance sur les \ illes et Evêchés de Metz, Toul et Verdun^ leurs Droits ei Territoires^ et nommément sur Moyenvic, appartiendra désormais à perpétuité à la France , en la même manière que jusqu'alors elle avoit appartenu à l'Empire Romain, réservant le Droit de Métropolitain à l'Archevêque de Trêves.

Le Roy ayant été informé par la suite qu'il ne jouissoit pas de toute la faveur de cet article, érigea en 1684. une Chambre Royale à Metz pour rechercher les Fiefs mouvans des Evêchés. Plusieurs Seigneurs comparurent, rendirent sans peine la Foy et Hommage, et se soumirent à la Souveraineté de Sa Majesté; ceux qui refusèrent, furent condamnés à la peine de Félonie ; et l'Historien Heiss assure, que si on avoit fait valoir les Titres de l'Evêché de Toul, le Duc de Lorraine auroit eu peine à conserver un pouce de terre en Souveraineté. Le Traité de Riswick a véritablement annullé la plupart des Arrêts de cette Chambre, mais les Droits de Mouvance et de Servi-

tude dur lesdits Etals n'en sont pas moins constâns ; c'est ainsi que ce Pays a été réuni. au corps dont il avoit été séparé pendant environ six siècles.

Le Domaine de la Couronne étant inaliénable, il s'ensuivroit que ni le Traité de Charles le Simple, ni [140] Tusurpaiion des Empereurs, quelque droit qu'elle puisse avoir acquis par la possession, n*auroient pu donner atteinte aux droits de la France sur la Lorraine; cependant on peut dire que le consentement tacite de nos Rois dura 500. ans, les alliances qu'ils ont faites avec la Maison de Lorraine, et l'Hommage de la partie du Duché de Bar mouvant de leur Couronne, reçu sans réclamation sur les autres biens des mêmes Princes, leur en ont assuré la possession tranquille.

Le Duc Charles lïï. s'étant attiré l'indignation du Roy Louis XïlI. fut réellement dépouillé de son Etat en 1631. mais il lui fut rendu l'an 1660. en conséquence du Traité des Pyrennées sous les conditions y portées ; qui sont entre autres que les Fortifications de Nancy seroient démolies, l'Artillerie et autres Munitions emportées, que la place de Moyenvic appartenante à l'Empire et à TEvêque de Metz cédée par le Traité de Munster demeureroit à la France conformément audit Traité de Munster; que pareillement le Duché de Bar demeureroit à la même Couronne en son entier avecle Comté de Clermont et son Domaine, les Prévôtés et Terres de Stenay, Dun et Jametz avec tous leurs Revenus, Places, Villages et Territoires ; s'obligeant en outre le Duc de Lorraine de livrer passage au travers de ses Etats aux Troupes Françoises commandées pour l'Alsace et autres lieux sous l'obéissance du Roy ; comme aussi de fournir aux Sujets des Trois Evêchés une certaine quantité de Sel de ses Salines au prix qu'il étoit réglé en 1631. avant la guerre, ce qui devoit être ratifié par l'Empereur.

Ce Traité ayant trouvé des difficultés dans son exécution, il en fallut venir à un second qui fut signé le [141j dernier Février 1661. par lequel^ en explication du précédent il fut dit principalement, que les Articles concernant Nancy et Moyenvic seroient exécutés selon leur forme et teneur ; mais qu'à l'égard de la Duché de Bar dont le Roy s'étoit retenu la possession, il la rendroit au Duc moyennant des équivalens qui sont entre autres, les Places de Sarrebourg et Phalsbourg, Sierck avec trente Villages de la dépendance au choix de Sa Majesté. La partie du lieu et Prévôté de Marville qui appartenoit au Duc comme Duc de Bar, l'autre moitié ayant été cédée à la

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France par Sa Majesté Catholique ; les droits de Souveraineté sur r Abbaye de Gorze et ses dépendances, de même que sur le lieu et dépendance de Malatour, Marcheville, Harville, laBeuvilleetMezeray sur le chemin de Verdun à Metz, et encore plusieurs autres Villages sur la Saarre.

Ce Traité en vertu duquel le Duc de Lorraine fut remis dans ses Etats, et le Traité de Paris de 1718. doivent être regardés d'une part comme le sceau de la Souveraineté et de Tindépendance du Duc; et de l'autre, comme le titre particulier de ce qui appartient au Roy hors de Tétendue des Trois Evêchés.

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