‹ OEconomiques, 1745. Pub. avec introduction et table analytiqueChapitre 11 sur 168 · XXVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXVIII INTRODUCTION

le chapitre sur les annuités et rentes tournantes ^ Les contradictions s*expliquent par ce fait que, pour chaque chapitre, Dupin formule les maximes les plus propres à justifier ses conclusions dans ce chapitre.

Traite-t-il du célibat, il écrit : « la richesse fondamentale deTEtat sont les sujets ^ » ; consacre-t-il un chapitre au blé, il écrit : « Topulence vient des fruits de la terre ^ ». Ailleurs il déclare : « le commerce et la circulation sont le sang et la vie d'un Etat ^ ». Et Ton trouve encore dans son œuvre des maximes comme les suivantes : « Il n'y a que la mer qui puisse donner le nécessaire avec facilité et abondance -^ » : « La richesse primitive de l'Etat sont les fonds de terre », et « Rien n'est plus capable de rendre un Etat florissant que le commerce », ou encore : « Qui est maître de la mer est maître de la terre. »

Au milieu de ces contradictions, comment saisir le fil conducteur de la pensée ? On parvient cependant à dégager l'essentiel de l'accessoire avec assez de certitude. L'économique de Dupin est essentiellement une économie du prince et de la production.

Economie du prince ou économie nationale, les deux expressions sont alors synonymes. L'intérêt du roi et celui de la France coïncident. C'est l'équivalent de cette idée que Dupin exprime par les formules suivantes : « Le prince est l'épée et le bouclier de l'Etat ^ » ; « la Patrie tient le premier rang après la Divinité '. » Au roi, Dupin voulait donner de bonnes finances parce qu'elles sont un instrument de force et de suprématie nationales. La Finance, avons-nous dit, était toute Téco-

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