‹ OEconomiques, 1745. Pub. avec introduction et table analytiqueChapitre 12 sur 168 · f/., II, p · texte numérisé non relu

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nomique ; nous pouvons ajouter que Téconomique n'est qu'une politique. Ce qui doit être le fonds essentiel de cette politique c'est la recherche de Tindépendance et de la suprématie de la Nation.

Pour atteindre ce but, Dupin veut, àTintérieur de la France, constituer Funité entre toutes les provinces, supprimer toutes les barrières de douane, tous les péages, et dans ce milieu libre créer et développer Tâme française : « Tu es né, écrit-il, prenant à son compte une pensée d'Antonin le philosophe, pour remplir et parfaire un même corps de société; toute action qui ne se rapporte pas à cette fin sépare et divise cette société ^ » Ce n'est pas lui qui se sentirait atteint de la « maladie de l'époque » et qui éprouverait le besoin de critiquer les institutions. L'unité française, le roi l'incarne à ses yeux. Il pense qu'en entrant dans la société civile l'homme perd la liberté naturelle : « L'homme, écrit Dupin, transfère à celui à qui il s'est soumis tous les droits et tout le pouvoir qu'il avait dans l'état natm^el ^. Celui à qui tous les pouvoirs sont de la sorte donnés est le roi. » « 11 est certain, répète-t-il fréquemment, que la monarchie, considérée essentiellement, abstraction faite des qualités du Monarque, est le plus parfait et le plus accompli de tous les gouvernements ^. »

Il se refuse à «aigrir » l'imagination des peuples et à effrayer le malade ^ » en lui faisant entrevoir de chimériques réformes.

A rintérieur du même pays toutes les activités sont solidaires : « Il y a une liaison si intime dans les parties de la société, que Ton ne saurait en frapper une, que le contrecoup ne tombe sur les autres ^. » L'individu, dans cette doc-

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