‹ OEconomiques, 1745. Pub. avec introduction et table analytiqueChapitre 24 sur 168 · P. Clément, Lettres, Instructions et Mémoires de Colbert · texte numérisé non relu

P. Clément, Lettres, Instructions et Mémoires de Colbert

INTHODUCTION XLI

sentiment des « droits duroy », le même souci de Timportance des finances et du développement de la richesse pour faciliter le paiement de l'impôt, le même rêve d'accaparement du commerce du monde. Elles sont de Colbert, mais Dupin les eût contresignées, les formules comme celles-ci : « C est une maxime constante et reconnue généralement dans tous les États du monde, que les finances en sont la plus importante et la plus essentielle partie ^ » « Il faut développer nos manufactures pour produire les retours d'argent, ce qui est le seul moyen d'augmenter la grandeur et la puissance de l'Etat.^ »

Colbert avait pourchassé les mendiants, les vagabonds, encouragé les membres du clergé et de la noblesse à ne pas rester oisifs. Il écrivait à M. Le Blanc, intendant de Rouen : « Il n*y a rien de si important que de diminuer la fainéantise dans les provinces, en supprimant les aumônes inconsidérément données par les abbayes 3. » Dupin renouvelle le même effort lorsqu'il propose toute une législation sur les mendiants, sur les enfants trouvés, lorsqu'il reproche aux gens d*église de conseiller Taumône et écrit : « Il devrait être interdit à tous les particuliers de la faire K »

La systématisation de ces principes de gouvernement avait déjà été faite, avant Dupin, par Melon, dans : a L'essai politique sur le commerce^ paru en 1734; mais le nationalisme de Dupin est plus ombrageux que n'était celui de Melon et sa politique plus autoritaire. Melon déclarait que Tesprit du commerce exclut l'esprit de conquête. Dupin n'eût point souscrit à cette maxime. Il dit bien que nous avons besoin

1. P. Clément, /cf., if émo ire sur les affaires des Finances^ II, 1'* partie, p. 17, document n* 14.

3. Cité par De Mazan, Les doctrines économiques de Colbert (Âix, 1900), p. 30.

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