‹ OEconomiques, 1745. Pub. avec introduction et table analytiqueChapitre 25 sur 168 · Œcon.j I, chap. des Mendiants · texte numérisé non relu

Œcon.j I, chap. des Mendiants

du voisin et de sa richesse pour assurer nos débouchés, mais il présente essentiellement le commerce comme une entreprise de guerre et cite cette phrase de Louvois qui reproduit bien sa pensée : « Le commerce et la guerre sont deux colonnes qui soutiennent mutuellement l'édifice de TÉtat ; l'un ne peut tomber sans -entraîner la chute de l'autre *. »

Aux intérêts du commerce, tout le reste est subordonné. Il écrirait volontiers, comme Melon, que l'esclavage n'est contraire ni à la religion, ni à la morale '-. Il admet d'ailleurs expressément la contrainte sur les « hommes à loier^ ». Dans son horreur du célibat, ce philosophe, qui avait pour familiers des prêtres et qui enrichissait de ses dons l'a paroisse de Chenonceaux, n'hésite pas à écrire : « Envoyer des essaims fréquents et nombreux de moines aux missions les plus éloignées, sans leur y permettre aucune sorte d'établissement, il y en périrait beaucoup mais ce serait le cas de l'application du proverbe qui dit : a Plus de morts, moins d'ennemis^ », et il ajoute avec une égale malveillance, à propos des Chartreux : « Ce n'est que par le jeûne et la prière que l'on pourra parvenir à détruire un ordre institué pour jeûner et pour prier ^. »

Ce ne sont point là pures boutades et Dupin ne manque pas de reprocher au producteur ses chômages et de regretter que : « nous nourrissions l'ouvrier cinquante jours de fête pendant lesquels il ne fait rien ^. »

S'il est resté purement et simplement, par les maximes et les traits qui viennent d'être relevés, un partisan absolu de la poli-

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