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question de faillir, que la loi n'a de prudence pour Tempêcher de mal faire ^ » Il n'en a pas moins enfermé Tactivité dans un réseau de prescriptions et de règlements.
Il se trouve enfin dans les Œconomiques quelques formules qui semblent des formules physiocratiques : « Le revenu des fonds déterre est sans contredit le revenu primitif de l'Etat, la base et la matrice de celui que procurent l'industrie et le commerce '^. » « Il n'y a dans l'État que deux sortes de revenu qui puissent donner l'un et l'autre le nécessaire et le superflu : les fruits de la terre et l'argent qui les représente 3. » Et d'une façon plus explicite encore, il déclare : « Il n'y a que deux choses pour asseoir les impôts, les fonds de terre et l'industrie : ce sont les deux sources d'où découlent toutes les sommes que le prince lève sur ses* sujets, la terre fournit la matière, lart et l'industrie la mettent en œuvre *. »
Ces maximes eussent pu réjouir les physiocrates, mais elles sont déjà, à peu de chose près, dans les écrits de Law et il reste vrai de dire que les préoccupations pratiques de Dupin, dans les (lEconomiques du moins, n*ont pas été de façon prépondérante des préoccupations d'ordre agricole.
Il est juste d'ailleurs d'ajouter qu'une évolution manifeste s'est produite en matière de liberté du commerce des céréales dans l'esprit de Dupin. Ses déclarations sont beaucoup plus nettes, quinze ans après la publication des Œconomiques^ et c'est vraisemblablement, sur la foi de ces dernières déclarations, que Dupin est classé parmi les auteurs qui préparèrent la physiocratie. Les tendances physiocratiques apparaissent en effet, nettement, à l'occasion de l'envoi du Mémoire sur les Bleds à Téditeur du Journal œconomique, le 24 octobre 1759 ''^. La
î. CEcon., I, p. [2t3]151.