Histoire de ma vie, édit. Lecou, chap. ii, p
2. On peut voir au Louvre, section du mobilier, ces peintures de rhôtel Lambert devenu propriété du prince polonais Czartoriski.
3. Lettre de l'alsbé de Saint-Pierre, PortefeuiUe de if"* Dupin, p. 202.
4. Avertissement des OEconomiques : « En traiter suffit à faire mépriser la chose et les auteurs qui en traitent. »
INTRODUCTION XVII
En 1748, paraissait à Genève, V Esprit des Lois. L'entourage de Dupin lisait, commentait, discutait le livre, fameux dès avant son apparition. Rousseau déclare qu'il trouva un jour, avec son protecteur, le P. Blesse et le P. Berthier travaillant de toute leur force à la réfutation de Montesquieu. On était alors en 1743 ^ Dupin parle lui-même de cette étude en commun : « Quatre amis^ écrit-il, que leurs emplois obligent d'avoir quelque teinture des Lois de l'Etat et de celles des Nations voisines, lurent ensemble... » De cet examen passionné, sortaient, en 1749, les Réflexions sur quelques parties d'un livre intitulé de « l'Esprit des Lois » 2. C'est une critique souvent excessive, mais par là même particulièrement intéressante de l'ouvrage de Montesquieu. Cette première critique ne fut pas la seule. Elle fut reprise, avec plus de maturité, mais d'une façon moins curieuse, sous la forme de gloses et d'observations plus fragmentaires, dans les Observations sur un livre intitulé de a F Esprit des Lois ^ ».
La date de l'apparition de ce dernier ouvrage est un peu incertaine. Barbier le date de 1757 ^, mais il parut beaucoup plus tôt, puisque Montesquieu ^, mort en 1755, avait employé le crédit de Madame de Pompadour à le faire disparaître.