‹ OEdipe et le sphinx; tragédie en trois actesChapitre 23 sur 39 · ACTE II /|I · texte numérisé non relu

ACTE II /|I

La voix des Erynnies s'éloigne : je suis sauvé! Apollon avait dit que je tuerais mou père, et j'ai frappé des inconnus sur un chemin;

Apollon avait dit que je féconderais ma mère, et voici un hymen qui s'offre, digne de moi! Je pleurais le foyer perdu, un autre va m'accueillir ; Sceptre, famille, honneur, tout m'est rendu.

LE CORYPHÉE Le récit de nos maux t'a rendu pensif, étranger!

Le devin de l'énigme deviendra roi de Thèbes et la reine Jocaste l'accepte pour époux?

LE CORYPHÉE

Oui!

ŒDIPE

De sa bouche, je veux l'entendre.

Obtenez qu'elle paraisse devant mes yeux.

Un se détache du chœur et entre au palais .

ŒDIPE, à l'écart.

La pure volonté l'emporte donc sur la fatalité. Hier, j'errais accablé et maudit ; la gloire du héros aujourd'hui m'environne. Hier, je renonçais le sceptre de Gorinthc; je reçois celui de Thèbes, maintenant.

Je pleurais des parents vénérés ; une épouse, une reine apparaît.

Désespérer est une impiété : les Dieux sont équitables.

Tu couronnes en moi, ô divin citharède,

l'hymne que chante l'âme, avec toutes ses voix,

l'hymne fait de résolution et d'espérance,

l'hymne qui fonde, qui crée et qui conquiert,

l'hvmne suprême, l'hymne de volonté !

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