‹ Œuvre amoureuse et sentimentaleChapitre 37 sur 172 · REVEIL · texte numérisé non relu

REVEIL

0 triste compagnon d'une nuit taciturne, Forme anonyme et blême aux cheveux emmêlés, Ne bouge pas et comme un cauchemar nocturne Reste dans la moiteur de mes draps installée

Laisse-moi respirer ton parfum triste et fade Et me tapir longtemps tout le long de ton corps. Ferme sur moi tes bras, au moins mon cœur s'évade Et ton sein sans beauté fait songer à la mort.

Au moins dans ton baiser je ne bois que des cendres. J'ai si peur du matin que je sens aux carreaux... Mets sur moi tes cheveux, empêche-moi d'entendre Mes vieux rêves d'amour chanter dans les rideaux.

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