Suëtone, Caligula^ dinp. \xvvi
US ses membres^ louant les uns et vitupérant les très'.
J'en ay ouy conter de mesme d'aucuns grands seileurs chrestiens^ qui ont bien cette mesme curioé envers leurs mères mortes.
Ce n'estoit pas tout de ce Calligula ; car il racontoit iu*s mouvemens, leurs façons lubriques^ leurs maemens et leurs airs qu'elles observoyent en leur anège, et surtout de celles c|ui avoyent esté sages et odestes, ou qui les contrefaisoyent ainsi à table : r, si à la couche elles en vouloyent faire de mesme , ; faut point doubter si le cruel ne les menassoit de ort si elles ne faisoyent tout ce qu'il vouloit pour contenter^ et crainte de mourir ;* et puis après les andalisoit ainsi qu'il luy plaisoit, aux despens et see commune de ces pauvres darnes^ qui, pensans .tre tenues fort chastes et sages ^ comme il y en :)uvoit avoir, ou faille des hypocrites, et contrefaire s donne daben^j estoyent tout à trac divulguées et Iputées bonnes vesses et ribaudes ; ce qui n'estoit is mal employé de les descouvrir pour telles qu'elles e vouloyent qu'on les cogneust. Et qui estoit le aeilieur, c*estoyent, comme j'ay dit, toutes grandes lames, comme femmes de consuls, dictateurs, préteurs, questeurs, sénateurs, censeurs, chevalliers, et d'autres de très-grands estats et dignitez; ainsi que nous pouvons dire aujourd'huy en nostre chrestienté les reines, qui se peuvent comparer aux femmes des ensuis, puisqu'ils commandoient à tout le monde;
i. Suétone, Néron, chap. xxxir.