‹ Œuvre complètes (volume 2)Chapitre 121 sur 217 · Escerté, voyez^page 269, note · texte numérisé non relu

Escerté, voyez^page 269, note

caup et le remit à une autre fois : ce ne fut pourtant qiXG la dame l'en estimast davantage , ou qu'elle luy attjnbuast une trop grande froideur d'amour, ou fctv».le de courage, ou inhabileté de corps; si l'a voit pc^tirtant monstre assez ailleurs, soit en guerre, soit en. amours.

Xja feue royne mère fît une fois jouer une fort belle cox3iédie en italien, pour un mardy gras, à Paris, à l'ixostel de Reins*, que Cornelio Fiasco', capitaine des gailères, avoit inventé. Toute la cour s'y trouva, tant hc>»Qines que dames, et force autres de la ville. Entre an^ lires choses, il fut représenté un jeune homme qui av-^nit demeuré Caché toute une nuict dans Ja chambi:*^ d'une très-belle dame et ne l'avoit nullement tocichée; et ayant raconté cette fortune à son compA^[non^ il' luy demanda: Œm^ete fatto? L'autre ^"6^ j)ondit : Niente. Sur cela son compaignon luy dit : ^^ J poltronazzo^ senza cuore ! noa havete fatto niente ! cf^^ maldita sia la tua poltronneria^l

-Après que ladite comédie fut jouée, le soir, ainsi

q^^^ nous estions en la chambre de la reine et que

DC^xis discourions de cette comédie, je demanday à

uï^^ fort belle et honneste dame, que je ne nomme-

T^^ point, quels plus beaux traits elle avoit observé

et remarqué en la comédie, qui luy eussent pieu le

ç^^s. Elle me dit tout naïvement : i< Le plus beau

<f^ trait que j'ay trouvé, c'est que l'autre a respondu

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