‹ Œuvre complètes (volume 2)Chapitre 132 sur 217 · Décodant^ en décadence · texte numérisé non relu

Décodant^ en décadence

irre; car la mélancholie qu'elle coneeut de DDfiste fille l'emporta dans dix-huiet moiS;, te malade sept mois, ores bien en espoir de ores en désespoir; et dez le commancement ju'elle n'en reschapperoit jamais^ n'apprénullement la mort^ ne priant jamais Dieu onner vie ny santé, mais patience en son urtout qu'il luy envoyast une mort douce et )re et langoureuse; ce qui fut : car^ ainsi que la pensions qu'esvanouie, elle rendit l'âme ment qu'on ne luy vit jamais remuer ny r bras, ny jambe, ny faire aucun regard ly hydeux; mais^ contournant ses yeux aussi lie jamais, trespassa, et resta morte aussi elle avoit esté vivante en sa perfection.

dommage, certes^ d'elle et de ces belles ni meurent ainsi, en leurs beaux ans ! si ce i je croy que le ciel^ ne se contentaiit de ses imbeaux qui dez la création du monde orroute, veut par elles avoir outre plus des as- ^eaux pour nous illuminer, comme elles ont is vives, de leurs beaux yeux.

cy, et non plus :

avez eu ces jours passez madame de Balaaye sœur en tout de ce brave Bussi. Quand

e de Glermont, fille de Jacques de Clermont d'Amboise, e Bussy, et de Catherine de Beauvau. Elle épousa le de Jean de Monluc, ëvèque de Valence, Jean, seigneur \ que Henri IV créa maréchal de France en i 594 et à i Cambrai en toute souveraineté. Son incapacité lui fit e ville , que les habitants soulevés livrèrent aux Espaont la citadelle se rendit le 7 octobre i595. Mme de

de sa principauté (car son mary et elle se faiso appeler prince et princesse de Cambray et ( brésis; tiltre qu'on trouvoit parmy plusieurs nal odieux et trop audacieux , veu leurs qualitez de pies gentilshommes), mourut et creva de tristesse ( la place d'honneur. Aucuns disent qu'elle-mesn donna la mort, qu'on trouvoit pourtant estre. plustost payen que chrestien. Tant y a qu'il la louer de sa grande générosité en cela et de la monstrance qu'elle fit à son mary à Theure à mort^ quand elle luy dit : « Que te reste-il^ Babj « de plus vivre après ta désolée infortune, pour •r vir de risée et de spectacle au monde, qui le mi ce trera au doigt , sortant d'une si grande gloire « tu t'es veu haut eslevé , en une basse fortune « je te voy préparée si tu ne fois comme moy? ir pren donc de moy à bien mourir et ne sur?i « ton malheur et ta dérision. » C'est un grand quand une femme nous apprend à vivre et mou A quoy il ne voulut obtempérer ny croire; car, bout de sept ou huict mois , oubliant la même

élément de cette brave femme, il se remaria avec sœur de madame de Monceaux *, belle certes et nneste damoiselle; monstrant à plusieurs qu'enfîn l'y a que vivre, en quelque façon que ce soit. Certes la vie est bonne et douce; mais aussi une )rt généreuse est fort à louer, comme cette -cy de :te dame^ laquelle, si elle est morte de tristesse, est in contre le naturel d'aucunes dames , qu'on dit re contraires au naturel des hommes; car elles îurent de joye et en joye.

Je n'en allégueray que ce seul conte de mademoile de Limueil Taisnée', qui mourut à la cour estant ne des filles de la reine. Durant sa maladie , dont e trespassa, jamais le bec ne luy cessa, ains causa iisjours; car elle estoit fort grand' parleuse, brocaruse et très-bien et fort à propos, et très-belle avec la. Quand l'heure de sa mort fut venue, elle fit nir à soy son vallet (ainsi que les filles de la cour ont chacune le leur^; et s*appelloit Jullien , qui loit très-bien du violon : « Julien , luy dit-elle , prenez vostre violon et sonnez-moy tousjours jusques à ce que me voyez morte (car je m'y en vois) la Dé faille des Suisses*, et le mieux que vous

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