‹ Œuvre complètes (volume 2)Chapitre 146 sur 217 · Le manuscrit portait d'abord : une dame assez grande · texte numérisé non relu

Le manuscrit portait d'abord : une dame assez grande

2. Toute cette fin de Talinëa est barrée siu* le manuscrit (i^4 v*)« et en marge on lit écrit de la main de Brantôme : « Escrit aOleon cC, pour ce, razé; » et au bas du même f^ : a Je pense avoyr escrit cecj au Discours des famés maryées. Telles réitérations me sont pardonnables , puysque ce grand personnage Plutarche en fait bîet force parmy ses euvres, » Brantôme a récrit à la fin de ce Diuom cette excuse des répétitions, qui abondent dans ses différents on* vrages.

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le ce mal chaud ^ ny plus ny moins que les jumens ur les confins de l'Andelouzie, qui venant si chaudes, ?t ne Irouvans leurs estallons pour se faire saillir, ny l'en pouvant chevyr, se mettent leur nature contre le ''cntqui court en là, qui leur donne dedans, et lapasent leurs challeursêt s'emplissent de cestefaçon; d'où îennent ces chevaux si vistes que nous voyons venir le là, comme retenans de la vistesse naturelle du •"ent leur père*. Je croy qu'il y a plusieurs marys qui -^oudroient fort que leurs femmes trouvassent un tel ;ent qui les raffraischist et leur fist passer leur chaud, ans qu'elles allassent rechorcher leurs amoureux et eur faire des cornes fort villaines.

Voylà un naturel defemmeqaeje viens d'alléguer, lien estrange : ne brûsler sinon en l'attisant ; dont le s'en Ëiut estonner, car^ comme disoit une dame spaignolle : Que quanto mas me quiero sacar de la razaj tanto mas mi marido me abraza en el brazero. : Que tant plus je me veux ostër des brezes^ tant : plus mon mary me brusle en mon brazier. » Et jertes elles y peuvent brusler, et de ceste façon, veu [ue par les parolles, par les seulz attouchemens el rmbrassemens, voire par attraitz, elles se laissent aier fort aysément, quand elles trouvent les occasions, ans aucun respect du mary.

Car, pour dire le vray, ce qui empesche plus toute iUe ou femme d'en venir là bien souvant, c'est la rraincte qu'elles ont d'enfler par le ventre, sans* man-

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