Voyez Pline, liv. VIII, chap. lxvii
3. Les quatre mots suivants ont été rajoutés entre les lignes ar Brantôme.
ger des febves, ce que les mariées ne craignent nullement; car, si elles enflent, c'est le paouvre mary qui a tout fait, et porte toute la couverture. Et quant aux loix d'honneur qui leur deffandent cela, qu'allège Boccace, la pluspart des femmes s'en mocquent, disans pour leurs raisons vallables : que les loix de na^ turc vont devant, et que jamais elle ne fit rien en vain, et qu'elle leur a donné des membres et des parties si nobles, pour en user et mettre en besoigne, et non pour les laisser chaumer oysivemenl, ne leur deffandans ni imposans plus qu'aux autres aucunes vaccations, de ^peur que les hyraignes n'y bastissent leurs hyran telles *, comme j'ay dit ailleurs, et qu'elles ne treuvent queues de regnard propre^ pour les en oster; et que bien souvent pour £ûre chaumer ceste partye, il leur en arrive de grands» maux et dangers de vie, et surtout une suffocation de matrisse dont l'on en void tant mourir que c'est pitié, et de forces belles bonnes tes dames, et tout pour ceste fascheuse continance, dont le principal remède, ce disent les médecins, c'est la cohabitation charnelle, et mesmes avec de fortes robustes et bien proportionnées personnes. Disent * plus (au moins aucunes de nos dames), que ceste loy d'honneur n'est que pour celles qui n'ayment point et <pii