‹ Œuvre complètes (volume 2)Chapitre 15 sur 217 · Voyez tome VIII, p · texte numérisé non relu

Voyez tome VIII, p

â. Gaston II, comte de Foix, obtint en 1331 de Philippe de Valois un ordre pour faire enfermer sa mère Jeanne d'Artois , dont la conduite était fort licencieuse.

3. Anne de Boleyn, que Henri VIII avait épousée en 1532, périt sur l'échafaud le i9 mai 1536.

les rassasier; ainsi que fit Baudouin^ second roy de Jérusalem , qui , faisant croire à sa première femme qu'elle avait paillarde, la répudia pour prendre une fille du duc de Maly terne, parce qu'elle avoit un dot, d'une grand' somme d'argent, dont il estoit fort nécessiteux. Cela se trouve en l'Histoire de la Terre Sainte *. Il leur sied bien de corriger la loy de Dieu et en faire une nouvelle, pour faire mourir ces pauvres femmes.

Le roy Louis le Jeune n'en fit pas de mesme à Tendroist de Léonor, duchesse d'Aquitaine, qui, soupçonnée d'adultère, possible à faux, en son voyage de Syrie , fut répudiée de luy seulement , sans vouloir user de la loy des autres, inventée et pratiquée plus par autorité que de droit et raison : dont sur ce il en acquist plus grande réputation que les autres rois, et tiltre de bon, et les autres de mauvais, cruels et tyrans; aussi que dans son âme il avoit quelque remords de conscience d'ailleurs; et c'est vivre en chrestien cela! Voire que les payens romains, la pluspart s'en sont acquittez de mesme plus chfes-

A . Cette histoire de la Terre Sainte est Y Histoire des Croisades de Guillaume de Tyr, traduite par G. du Préau, sous le titre de Histoire de la guerre sainte (1573); mais Brantôme a fait ici une confusion. Baudoin, veuf quand il fut adopte par le prince d'Édesse, avait épousé la fille d'un prince arménien nommé Taphroc. Devenu roi de Jérusalem, il la répudia et lui permit d'aller à Constantinople où elle mena une vie désordonnée. 11 se remaria à la riche comtesse de Sicile, Adélaïde de Montferrat, veuve de Roger I*', comte de Sicile. C'était son cousin, Baudoin du Bourg, auquel , en'montant sur le trône , il avait cédé le comté d'Édesse , qui avait épousé Morfia, fille de Gabriel, duc de Mélitène. (Voyez Guillaume de Tyr, liv. X et XI.) .

«6 DES DAMKS.

tieiitièiâetit que pâyenhement ^ et priiieipâléftieîit aucuns empet*eurs, desquels la plus grande part ont esté sujets à edtre cocus, et leurs femmes très-lubriques et fort putaliis : et, tels cruels qu'ils ont estë^ Vous en Jirez force qui se dont débits de leurs femmed, plus par répudiations que par tueries de nous autres ehrestieiift.

Jules César ne fit autre mal à sa femme Pompeïa, sinon la répudier, laquelle a voit esté adultère de P. Claudius', beau jeune gentilhomme romain, de laquelle estant éperdûment amoureux, et elle de luy, e^pia roccasion qu'un jour elle faisolt un sacrifice en sa maison où il n'y entroit que de^ dames : il s'habilla en garce , luy qui n'avoit encor point de barbe au menton , qui se meslant de chanter et de jouer des instrumens , et par ainsi passant par cette monstre, eut loisir de fkire avec sa maistresse ce qu'il voulut; mais, esUint cogneu, il Ait cha^é et accusé; et par moyen d'at^ent et de faveur il fut absous, et n'en fut autre chose. Cicéron y perdit son latin par une belle oraison qu'il fit contre luy *.l\ est vray que César, voulant faire à croire au monde qui luy persuadoit' sa femme innocente > il respondit qu'il ne vouloit pas que seulement son lict fust taché

4. VoyM Plutarque, César, chap. xii; Suëtôtte, CéieU', chap. Vi,

2. CicëroQ ne plaida point; il su borna à faire une dëpositton U*ès-simple devant les Juges de Giodius. Brantôme a voulu sans doute faire allusion au fameux plaidoyer de Cicéroû en faveur de Milon; mais ce plaidoyer, qui, comme on sait, ne fut point prononce, fut compose pour défendre son client poursuivi comme meurtrier de Clodius.

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