‹ Œuvre complètes (volume 2)Chapitre 176 sur 217 · Irmorme, énorme · texte numérisé non relu

Irmorme, énorme

2. Ce qui suit jusqu'à la fin de Talinëa a été rajouté en marge par Brantôme et offre des différences avec le texte publié. Ainsi au lieu de : Héthicque (étique) et seiche qu'on disqyt^ on lit dans les dernières éditions : Et sans prendre soin de sqy. Les mots ; £t tant quelle dureroyt sur terre ^ ont été remplacés par ceux-

: et qu'elle demeurast ainsi.

fections en elle de Tâme et du corps^ n'a jamais songé de se remarier^ encor que bien tendrette d'ans ell' eust espousé son mary qui eust esié son ayeul^ et qu'ell' eust tasté de luy fort sobrement des fruictz de mariage^ desquelz n a vouleu r^ouster ny en réparer les defTautz et arrérages par unes secondes nopoes.

J'ay veu plusieurs seigneurs^ gentilzhonmies et darnes^ s'esmerveiller souvant de madame la princesse de Condéy la douairière, de la maison de LongueviUe*, qui ne s'est jamais voulue remarier, paisqu'eir estoit l'une des belles dames de la France, et très-dësirable, s'estant pieu en sa condition yiduale'^ sans jamais s'estre voulue remarier, et mesmes qu'dk demeura vefve très-jeune. •

Madame la marquise de Rothelin*, sa mère, en a fait de mesmes, qui très-belle qu'elle a esté, est morte velve. Certes, et la mère et la fille pouvoient embrazer tout un royaume de leurs yeux et doux regardz, qu'on tenoit à la court et en France pour estre des plus agréables et des plus attirans. Aussi ne Ëiut-il point doubler qu'ilz ne brullassent plusieurs ; mais de s'en aprocher par mariage, il n'en ikiloit point parler : et toutes deux ont très-loyaument entretenu la foy donnée à leurs feuz marys, sans en espouser de secondz.

Je n'aurois jamais fait si je voulois alléguer toutes ces princesses de la court de nos roys sur ce subjet. Je

Page 1