‹ Œuvre complètes (volume 2)Chapitre 184 sur 217 · Voyez VaUès, f»' 205 V · texte numérisé non relu

Voyez VaUès, f»' 205 V

2. Je ne sais où Brantôme a pris ce second mariage de Vîttûrâ Colonna qui, maigre les instances de sa famille, se refusa toojoars à une nouvelle alliance.

ment et vaillamment pom» le service du roy François; miais c^estoit en forme de petites, couvertes et légières def&ictes, et contraires à celles de l'autre^ qui les avoit faites grandes, descouvertes.^ avec des victoires trèsrsingnallées : aussi la procession des armes de l'autre^ accommancée et accou&tumée dès le jeune aage^ et continuée ordinairement^ devoit bien surpasser de bien loing celle d'un homme d'église^ qui tard s'estoit mis mx mestier : non que je veuille pour cela mal dire d'aucuns vouez à Dieu et à son église/ qui en ont rompu le veu et quicté la proffession pour empouigner les armes^ car je fairois tort à tant de grands capitaines qui l'ont estez et ont passé par là. Csesar Borgia, duc de Yallantinois, n'a-il esté auparavant cardinal^ qui a esté un si grand capitaine que Machiavel, ce vénérable précepteur des princes et des grands, le met pour exemple et pour rare mirouer à tous les autres pareilz^ de l'ensuivre et s'y mirer? Nous avons eu M. le mareschal de Foix, qui a esté dVglise et se nommoit avant le protenotaire de Foix^ qui a esté un très-grand capitaine. M. le mareschal d'Estrozze estoit voué à l'église; et^ pour un chapeau rouge qui luy fut desnié^ quicta la robe^.et se mit .aux armes. M. de Salvoison, dont j'ay parlé (qui l'a suivi de près, voire en tiltre de grand capitaine eust marché avecques luy s'il fust esté d'aussy grande maison et parent de la reyne), fust, en sa première proffession, trainant la robbe longue; et pourtant quel capitaine a-il esté ? Ce fust esté l'incomparable s'il eust plus vescu. Lé mareschal de Bellegarde n'a-il pas porté le bonnet carré, que longtemps on apelloit le prévost d'Ours? Feu M. d'An-

guien*^ qui mourut en la bataille de Sainct-Quintm, avoit esté évesque; M. le chevailler de Bonnivet* de mesme. Et ce gallant homme M. de Martigues avoit esté aussi d'église; bref, un' infinité d'autres, desquelzje ne pourrois emplir ce papier. Si faut-il que je loue les miens^ non sans, un très-grand subjet. Le capitaine Bourdeille^ mon frère, le Rodomont jadis da Piedmont en tout , fut dédié à l'église aussi ; mais n'y cognoissant son naturel propre^ changea sa grand' robbe à une courte^ et en tournemain se rendit un des bons capitaines et vaillans du Piedmont; et s'en alloit très-grand et en une très-belle vogue, sans qu*il mourut^ hélas! en l'aage de vingt-cinq ans. De nostre temps^ en nostre courte nous en ayons tant veu, et mesmes le petit monsieur de Clermont- Tallard*, lequel j'ay veu abbé de Bon-Port, et despuis, ayant quicté l'abbeye, a esté veu parmy nos armées et en nostre court, un des braves, vaillans et honnestes hommes que nous en eussions; ainsi qu'O le monstra très-bien à sa mort, qu'il acquist si glorieusement à La Rochelle, la première fois que nous en* trasmes dans le fossé. J'en nommerois une milliasse; mais je n'aurois jamais Êdt. M. de Souiilelas, dit k jeune Oraison^, avoit esté évesques de Riays, et dcs-

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