‹ Œuvre complètes (volume 2)Chapitre 186 sur 217 · Impropérer^ reprocher, improperare · texte numérisé non relu

Impropérer^ reprocher, improperare

2. Je crois que Brantôme veut parler de Marguerite de Lustrac, qui , devenue veuve du maréchal de Saint-Andrë , se remaria à Geoffroy, baron de Caumont.

courts de parlement devroient adviser et y donner loy; car j'en ay veu un' infinité qui en fûsoient de mesmes^ ce qui est par trop mespriser leurs derniers marySy n'en voulant porter le nom après leur mort; car puisqu'elles ont £dt la Ëiute^ il faut qu'elles h boivent et s'y atachent.

Une vefve, ^y"j^ cogneu, venant à mourir son mary^ elle fît^ l'espace d'un an« des lamentations si désespérées^ qu'on la pensoit voir morte à toute heure et bout de chant. Au bout de Tan, qu'il &Uoit laisser son grand deuil^ et prendre lé petit, elle dist à une de ses femmes : a Serrez-moi bien ce crespe; ce car, possible, en auray-je affaire un autre coup ; • et puis tout à coup se reprist : fc Mais qu'ay-je dit? #c dist-elle. Je resve. Plustost mourir que d'en avoir (c jamais affaire, j» Aprez ce deuil^ elle se remaria à un second fort inégal au premier. « Mais (disent- « elles ces femmes) il estoit d'aussi bonne maison ce que le premier, t» Ouy^ je le confesse; mais aussi, où est la vertu et la vaUeur? ne sont-elles pas plus i priser que tout ? £t le meilleur que j'y trouve en cela, c'est que le coup fait, elles ne l'emportent gmère loing; car Dieu permet qu'elles sont tant maltnîctées et rossées comme il faut : après^ les voyià aux repentailles*; mais il n'est plus temps.

Ces dames ainsi convolantes ont quelque opinioo et humeur en leur teste^ que nous ne sçavons pas bien : comme j'ay ouy parler d'une dame espaignoUei qui, se voulant remarier, et qu'on luy remonstrcHt que deviendroit l'amityé grande que son mary luy

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