Le vers de Virgile est
Forsan et haec olim meminisse juvabit.
icy par escrit la façon de laquelle ilz les traictoient; mais par horreur, je la laisse au bout de la plume.
Or laissons ces paouvres recluses, que, ma foy, quand elles sont là une fois renfermées, elles endurent assez de mal; ainsi que dist une fois une dame d^Espaigne, voyant mettre en relligion une fort belie et honneste damoyselle : O triste zilla^ y en que pecasteis^ que tan presto s>ienes à penitencia, jr seys metida en sepultura v'wa / « O paouvre misérable, en quoy avez- « vous tant péché, que si prestement vous venez à « pénitence, et estes mise toute vive en sépu/ture \ » Et voyant que les relligieuses luy faisoient toutes les bonnes chères, recueilz et honneurs du monde, elle dist : que todo le hedia^ hasta el encienso de la jrglesia ; « que tout luy puoit, jusquesà l'encens de Véglise. »
Sur ces vœuz virginaux Héliogabale en fit une loy * : qu'aucune vierge romaine, voire vestaBc, ne fust obligée à virginité, disant que les femmes estoient trop imbéciles de sexe pour s'obliger à ce qu'elles ne pourroient garentir. Et, par ce, ceux qui ont introduict des hospitaux pour y nourrir, eslerer et marier des paouvres filles, ont fait un' œuvre fort cheritable, tant pour leur faire sentir le doux fitdct de mariage, que pour les destourner de paillardise, ^ussy' Panurge, dans Rabelays, y despendist foroe argent du sien pçur fayre de ces mariages, et mesmes des vielles laydes, car il y failloyt bien enforcer plus d'argent que pour des belles*.