‹ Œuvre complètes (volume 2)Chapitre 196 sur 217 · Cette parenthèse a été rajoutée en marge par Brantôme · texte numérisé non relu

Cette parenthèse a été rajoutée en marge par Brantôme

jours mieux repeupler Tisle. Je vous asseurequenostre France ne demeurera donc indéserte nyinfertille p» faute de nos vefVes qui ne se remarient point; car je pense qu'il y en a plus qui se remarient que d'autres, et par ce ne payeront de tribut du c.. inutille et reposé. Que si ce n'est pour mariage, pour le moins autrement qu'ilz le font travailler et firucliffier, comme 'espère dire. Non plus ne payeront aussi aucunes de los filles de la France que celles de Chio, lesquelles, soit des champs ou de la ville, si elles laissent perdre leur pucellage avant qu'estre mariées, et qu'elles veulent continuer le mestier, sont tenues de bailler pour une fois un ducat (dont c'est un Irès-bcMi marché pour feiire cela toute leur vie) au capitaine du guet de la nuict, afin de le pouvoir Ëiire à leur plaisir, sans aucune craincte et danger; et en cela gist le plus grand et asseuré gaing qu'ait ce gentil capitaine en son estât.

Ces^ dames et filles de ceste isle sont bien contrayres à celles de jadis de leur mesme isle, lesquelles, à ce que dit Plutarche en ses Opuscules*, furent si chastes l'espace de sept cent ans qu'il ne fust jamays mémoyre que jamays il y eust heu famé mariée qui eust commis adultère, ny fille qui, hors de mariage,

eust estée despucelée. Miracle, s'escryeroit la*

comme Homérus! Croyez qu'aujourd'huy elles onl bien changé. Aussy *....

1 . Ce paragraphe inédit a été rajouté en marge par Brantôme,

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